XV j INTRODUCTION.
Le granit n’observe que rarement la disposition régulière desbancs composés de pierre à chaux & des bancs argileux : il estpresque toujours en masse. On trouve cette roche, soit à la base,soit vers le sommet des montagnes, mais elle ne paroît pasdans toute la longueur de la chaîne. Les Monts-Pyrénées neprésentent, depuis la vallée d’Aspe jusqu’à l'Océan , que deslits calcaires & des lits argileux, dont quelques-uns font inter-rompus, dans le pays de Soûle, par des amas énormes degalets ; c’est une espèce de noyau qui coupe ces matières, ainsiqu’une substance étrangère coupe un filon métallique.
En général les bancs s’étendent à de grandes distances, dansla direction de l’Ouest-Nord-Ouest â l’Est-Sud-Est. Comme ellevarie néanmoins quelquefois, il est possible que les bancs secroisent dans l’intérieur des montagnes, & que les matières quisemblent devoir être la continuation du même banc , soient aucontraire le prolongement d’un autre ; mais Tordre successif deslits calcaires & des lits argileux ne se trouvant pas dérangé, onest autorisé à croire qu’ils ne subissent que de foibles sinuosi-’ îés. M. Guettard , de TAcadémie des Sciences, a soupçonné« que les différentes matières qu’on tire du sein de la terre y» étoient arrangées avec plus d’ordre & de régularité , qu’onn ne Tavoit cru jusqu’ici ; qu’elles n’y étoient pas semées au» hasard, mais rassemblées en différentes bandes, ensorte que» la largeur & la direction d’une de ces bandes, qui se conti-» nueroit dans un pays inconnu, étant données, il seroit pos-»> sible de dire d’avance quelles pierres on y trouveroit ». C’é-toit pareillement Topinion de M. TAbbé de Sauvages. « Ceux
» qui