DES MONTS-P YRÊNÈE.S. 15
La mine de boccard est mêlée avec un quart de chaux ; onajoute à ces diverses espèces de mine, de la mine noire defer , & des scories ordinaires qui servent à s’êmparer du sou-fre , & à rendre le cuivre plus doux.
La fonte des mines brutes se fait dans un fourneau à manche;le produit qui en fort est de la matte ; on en met communé-ment deux cens quintaux dans un fourneau de grillage , pourlequel on emploie le bois de hêtre ; cette opération est répétéequatorze fois en deux mois de temps : on porte de nouveautoute la partie dans la fonderie, où elle est refondue dáns unfourneau à lunettes : on obtient alors du cuivre noir, & envirojif x quintaux de matte fine ; ce cuivre est ensuite raffiné dansun fourneau ouvert ordinaire. La maniéré de traiter la minegrise est à-peu-près la même ; le cuivre qui en provient est misen lingots , & se vend pour l'argent qu’il contient, parce qu’onn’a point de mine de plomb assez à portée pour pouvoir faireutilement l’opération de la liquation.
Je ne comtois pas le produit annuel de la mine de cuivrejaune : voici ce qu’elle rendoit, suivant M. Hellot, en 1756.
On fond, dit ce célébré Chymiste, 430 quintaux , ou 43milliers par quinzaine.
Ces 430 quintaux rendent 3 2.2, quintaux de matte ; ceux-cifournistent 90 quintaux de cuivre noir, dont le quintal dimi-nuant de 8 livres dans le raffinage, on a tous les quinze jours8280 livres de cuivre rosette ou cuivre purifié, ce qui fera, sitoutes les années font auffi favorables que les années 1734 &1 7 5 5 > deux cens quinze mille deux cens livres par an.
A 22 fols la livre , c’est un produit annuel de 225960 liv.
La consommation en bois, tant pour les grillages que pourle chauffage de M. de la Tour & des ouvriers, est de quarantemille bûches, qui coûtent 6 liv. le cent, rendues par. flottageà la fonderie.
Pour cet article 2400 liv.