DES MONTS-PYRÉNÉES. 39deniers par quintal, & douze fols pour la transporter à laforge.
II en coûte pour extraire la mine de fer de Bos-Mendiette ;onze fols par quintal, & seize fols pour le transport.
Ces mines font calcinées dans une enceinte de brique ; unegrille sépare le minéral, du foyer où l'on met du bois de hêtre :on calcine à la fois quatre cens quintaux de mine ; le grillagedure quarante-huit heures.
Le fourneau où l’on réduit ces mines en fer, est construitselon la méthode de la Navarre Espagnole.
Six quintaux de mine grillée, donnent un maíset qui peseenviron deux quintaux. Lorsque le masset est formé, on lecoupe en deux morceaux, qu’on appelle majselottes : on lesporte au milieu du foyer enflammé , où elles restent quelquetemps exposées à Faction du feu : on retire ensuite une maífe-lotte du foyer, & on la bat avec le gros marteau : le fer s’alon-ge, mais on n en obtient qu’une très-petite quantité en bandes ;l’extrêmité de la maffelotte qui a reçu les premiers coups demarteau, est feule capable d’en donner. On est obligé deréduire le restant de cette masse en barres quarrées, d’environun pied de long, fur dix-huit lignes dequarissage. Ces barresfont portées dans un fourneau d’affinerie , pour être exposéesensuite aux coups d’un marteau moindre que le précédent quiles réduit en bandes. Le fer de la forge de Larrau m’a paruaigre.
A un quart de lieue à l’Ouest de Camou, on trouve, dit-on,des eaux tièdes, qui exhalent une odeur de foie de soufre.
Au Sud de la même paroisse , il y a des eaux salées, quidonnent, par l'évaporation , une petite quantité de sel marin.
L Auteur d’un Mémoire sur les mines de Gascogne, rapportestne M. de la Tour a fait travailler, fans succès, à un filon demine de cuivre près de la paroisse de Larrau ,en 1758 & 1759 jle filon s'étant entièrement coupé dans la profondeur.