Band 
Tome I. La géographie de l' Indoustan.
Seite
56
JPEG-Download
 

56

DISSERTATIONS et RECHERCHES.

Or il est certain que le Gange vient du Nord & décharge ses eaux dans le.Golfe qui porte son nom ; mais que Y Indus se jette dans le Golfe Persique nomméla mer rouge, par Q. Curce & par les anciens Géographes qui ont suivi cet au-teur. 11 y a faute dans le texte: on la corrigera en lisant: ad meridianam regio-neni decurrit , c'est à dire, coule au midi.

Q. Curce dit de 1’ acesinés : qu’il le grossit, c’est à dire le Gange; que ce-lui-ci Tinterccpte lorsqu’il va fe jeter dans la mer, & que les dcux-eSeres- fe heur-tent avec un grand bouillonnement. ( a ) L’Acesines ne peut donc être unedes cinq rivières qui arrosent la Province de Lahor, puisque ces cinq fe jettentdans lstndus. Ainsi l’Auteur de la Carte ancienne a eu raison de s’écarter deQuinte Curce, en faisant tomber YHydaspes oc 1' tìydraules dans YAceJìnes , &ce dernier augmenté des deux fleuves, dans Y Indus.

Près de cc fleuve croissent suivant Pline (b) des roseaux d’une telle grandeurque chaque partie comprise entre deux noeuds ( internodiuni) peut fournir un ba-teau; il est riche aussi en perles (gemmifer) au rapport du même Auteur, (c) Lagrandeur attribuée aux roseaux est énorme; car quoique les Indes produisent desroseaux, on n'en trouvera cependant aucun dont la grosseur passe un empan &demi ( fesqui fpithamam). Quant à l’autre point il n’y a dans ces contrées aucuneriviere qui produise des perles, st ce n'est une petite riviere (, amniculus ) nomméeGoel , qui baigne et village de Sommelpcur distant de 30 milles de Rotas.

Sur

(a) A C ES INES eum, id t fl siANGEM auget. Gavges àecursurum in mare inter cipit : magnoque motuamttis nterque calliditur. (Lib. VIII C. IX. n. 8 ) (#)

(t) Lib. XVI. 3 6. edit. cit. T. 2. p. 28- Pline dans cet endroit parle des roseaux de l’Inde & de leurgrosseur (avtplitttdo.) II en distingue de mâles & de femelles, de plusieurs eípeces. II est visiblequ’il s’agit ici du Bambou , & même du Cocotier & du Palmier , que l’on employé vers le troncà l’usage indiqué par le savant Natura'iste. Le I’. TieJJh.thaler ne connoît pas les côtes de l’Inde.J’3Ì navigé moi-môme dans ces petites embarcations appelées Tonnes. (^)

(c) Ibid. p 796. (

1