LA PROVINCE d'OUDE.
286
. Gáciiran, lieu consacré à s Idole honteuse de Mahadco, à 14 M. de Khiria.
Pavayan, ville munie d’un fort, à6 M. de Mouhammadi , au Nord-ouest.
Kherighar , forteresse considérable par sa construction, ainsi que par sonétendue: car son enceinte est de 4 à 5 milles; depuis les fondemens elle eít bâtiede tròs grosses pierres de tuf, fur lesquelles reposent des briques cuites, plus lon-gues 6c plus épaisses que d’ordinaire. Elle a été élevée par un Général des Afgans,& selon l’opinion commune, par Schahab uddin. Déserte aujourd'hui, elle sertde répaire aux tigres 5 c à d’autres bêtes féroces. Le Sardha, rivière qui n’eítpas médiocre, la baigne au Midi.
La ville esta 2 milles de la forteresse au Nord-eít, entourée de tout côtéd’une forêt épaisse, que remplissent les arbres mêlés d’herbes 5 c de roseaux, 6c quieít la demeure d’animaux sauvages. Elle est à la distance de 21 milles à l’Est deSabna; autant, de Khiri 5 c de Tambor; if de la rive citérieure du Ghagra , ap-pelé en cet endroit Kanàr ( a ).
Le confluent du Sardha 5 c du Klicnar eít éloigné de 7 milles à l’Est de cettefameuse forteresse.
Le Sardha, qui n'est pas un petit fleuve, vient d ’Alnióra, descend vers Sabna,ensuite vers Kerighar. On l’appelle Sauvai dans le canton d 'Almora.
Bartapour , habitation entourée d’une levée de terre; à 16 M. de Bal^óra;à 4 M. de Khérighar au Nord-eít; entre deux bras du Kenàry dont le bras leplus occidental 5 c le plus petit en est éloigné de 3 milles.
Balçóra, est une habitation 6c place de marché, que fréquentent pendantdeux mois de l’année ies montagnards 6c les Marchands Indiens, 6c où les pre-miers transportent des chevaux, du poivre long, des faucons 6c d'autres choses
à ven-
(«) L’auteur nomme ce fleuve, de même Kaitar, fur la6 cartes réduites par M. Anqmtil ; mais sou-vent il écrit Khenar ou Kenar: cela vient sans doute de ce que Va & le e se confondent souventen écrivant ou prononçant en Persan des noms Indoustans. (L.)