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LA PROVINCE d’ADJMER.
Entre Sambhar 6c Petfchàr coule une petite rivière appelée Bandi , qui arro-sant plusieurs champs & prenant son cours vers Kèr, va se jetter dans le golfe deCambaye , fans avoir reçu prefqu’aucun accroissement depuis fa source : on latraverse six ou sept sois.
De Petjchár à Djépour il y a 9 M., dont 3 vers f Est, 6 vers l’E. S. E.
On arrose les champs dans ce canton en tirant Peau par un moyen fort sim-ple, de puits peu élevés: car on la puise à l’aide d’une perche liée comme unpoint d’appui à deux poutres : ce font véritablement des puits à levier. Le foldonne dans ce district: & celui de Sambhar tant de facilité, que fi vous creusez laterre seulement à la profondeur de deux ou trois aunes, vous voyez sortir une ampleveine d’eau: tellement, que tandis qiPailleurs il faut empioier des bêtes de sommepour tirer un seau ou un outre rempli d’eau, ici la main dffin seul homme suffitpour arroser des champs entiers.
Djépour appelée ainst du nom du grand Roi Indous)/-?'///?^, son fondateur,& nommée a ufíi Djé/iagar, est devenue une grande cité, à la place de peu dechaumières, 6c quoique située sur un terrein sablonneux & stérile: car à deux cossesà la ronde 6c vers tous les côtés du ciel, une telle quantité de fable couvre leschamps voisins de la ville , que non seulement il incommode extrêmement lespieds des voyageurs, mais les yeux même: car des nuées de poussière 6c de labiés’élevant dans Pair, les privent de Pusage de la vue. C’est aulíì pourquoi le fol eststérile, si ce n’est qu’on voit des jardins peu éloignés, au Sud-ouest 6c auNord-est: à cela près, les habitans font obligés de vivre entièrement de denrées appor-tées d’autre part.
La ville est située au pied de montagnes qui fe prolongent du N. N. E. auSud - ouest. Elle est entourée partout de fortes murailles garnies à certains inter-valles de tours rondes.
Du premier abord de la montagne, qui peu à peu devient plus haute 6c plusescarpée, un mur s’étend le long de toute la côte, jusqu’à la ville à'Amber; i]
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