LA PROVINCE d’ORESSA.
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Des arbres portant fruits, en produisent en abondance & de plusieurs fortes, parex. des figues dstnde, des Ananas, des Oranges. La situation de ce pays est si gaie?si délicieuse, que par ses agrémens elle surpasse toutes les autres contrées orien-tales. On y cueille aussi une quantité prodigieuse de poivre long «Se noir.
La route qui conduit dans ce pays passe fur une chauflee haute «Se large, qura 24 milles de long. Cette levée entoure Coudjbahar <Se quelqu’une"de ses parties.
Quelques Forts munis d’un fossé, font construits fur la levée: le principalest Yec doàr , ce qui signifie : la gorge, (le pas) qui méne dans le pays de Camroup ,
Le canton situé en dedans de la levée s’appelle Bithar band , celui qur est endehors, Bahàr band.
Deux fleuves & deux petites rivières roulent leurs eaux dans l’enceinte de lachaussée, «Se le joignent au fleuve Sangosch , qui descend du pays & Aschàm limi-trophe de celui de Coudjbahár.
Au dehors de la levée se trouvent cinq grandes Seigneuries desquelles dépen-dent 77 villages. E11 dedans de la levée iln’y en a que 12. On retire de tous en-semble cent-mille Roupies.
Les Naturels du pays sont de deux Classes : l’une appelée Medji, comprendceux qui habitent en dedans de la levée; Tautre nommée Coudj [Cúf ] , com-prend ceux qui demeurent au dehors. Cette dernière a fait donner au pays lenom de Coudj bahàr. J
Le pays à y Aschàm s'appellc encore Coudj - Aschàm ; paree qu’un grandnombre d’habitans de ce canton (de Coudj) s’étant transportés dans le paysà’Aschàm, y choisirent leur demeure.
On y rend un culte à une Idole désignée par le nom de Narain: ce qui afait appeler Naraini une monnoie d^argent qui s’y srappoit autrefois. '
Coudj bahàr est une grande ville, ornée & peuplée. Ses rues font plantéesd’arbres dsone belle venue & donnant de sombre, que les Indiens appellent Cat-JchenàL Des lits dc fleurs en remplissent les intervalles, .
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