LA PROVINCE DE BEDJAPOUR.
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dance, ainsi que des huîtres. Mais le fol dépourvu de prés & d’herbages ne suf-fit pas à la nourriture des bestiaux.
On peut juger de Tancienne grandeur &. magnificence de la Ville, par lesruines des Couvens, des Eglises & d’autres Edifices.
Elle est à deux lieues portugaises, au moins, de distance de l’embouchuredu fleuve. Renfermée entre des montagnes, excepté du côté de la mer: ensorteque le passage de f air n’y est guères libre, que de ce côté là.
Le fol ést fertile : produisant en abondance des figues & des noix d’índe (desCocos); & d’autres fruits qui différent de ceux d’Europe, II nourrit des animauxsemblables à ceux de TEurope, par ex r des vaches &c des bœufs (des buffles) quiportent une bosse à la naissance du dos; de plus, des chèvres, des brebis & desbéliers: mais ceux-ci en petit nombre, 6c ayant une tête de chien, avec desoreilles pendantes.
II y a beaucoup de ferpens, dont la morsure est mortelle, si on n’y appliquepromtement un contrepoison. Elle produit aussi beaucoup d’insectes qui in-commodent extrêmement les hommes & le bétail. L’air y est mal sain, surtoutpour les nouveaux venus. 11 est chaud & humide dans la saison des pluyes; secle reste de Tannée.
C’est afin d’éviter l’air pestilentiel (de la ville) & de jouir d’un air plus sain,queles habítans ont transporté leurs domiciles hors de la ville, fur les deux rivesdu fleuve. Voilà pourquoi la Ville, presque déserte, ressemble à un bois de pal-miers fans culture, & que ses rues font couvertes d’herbe comme des champs.
Les Edifices les plus considérables font la Cathédrale, le Couvent des Au-gustins, un Monastère de Religieuses; le Coîlege & la maison professe des Jé-suites, avec une Eglise superbe dédiée à Jésus;, le Couvent des Théatins, d’ar-chitecture Italienne.
L’Eglise de S e . Marie, voisine du College, a été la première que les Portu-gais consacrèrent à l’Etrc suprême ; c’est celle où Ton dit que S. François Xavieradressoít ses sermons aux Portugais. Disons