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Tome II. Des recherches historiques & géographiques sur l' Inde.
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RECHERCHES HISTORIQUES

Schnuten fait mention de firruption du Vifapour a 1 a Côte de Coro-,Une paissante armée du Roi de Vifapour, dit ce Voyageur, par-

I. Partie.

Tanjaour- &c.

Voy. T. i. p, mandes.

494 ’ „courut tous ces pays (il a parlé du Tanjaour, de Gingi, du Maduréi) & les

Voy. t. ?.„désola ; d’ou s’ensuivit une grande famine. Selon Thevenot il poussa sa con-269 j . \ .

;> quête jusqisau Cap de Négapatan. cc Les maladies se joignirent a la famine.

Les Hollandois transportèrent de Négapatan & d’autres endroits à Jafnapatan,

à Colombo, à Pointe de Gale, & surtout a Batavia des milliers d’esclaves qui

se vendoient pour une poignée de ris.

1. Ce dernier trait nous donne la date de Pinvasion. Les Hollandois ne feP ’ ° 1- font rendus maîtres de Négapatan fur les Portugais, qu’en 1658 : ainsi l’expe-

Rekt. &c. p.dition du Tanjaour fera de 1658 -1659.

î3 ’ îy ' ' Le P. de Magifïris parle d’une autre o-uerre que leNaique du Maduréi

Rel. des MìíT. ° 1

Cont T p L 9o* e eut avec ^oi de Maïssour (vraisemblablement Tschirangadéwen ), qui entra9I0, sur les terres pour exiger le remboursement des fraix qisil avoit faits, en le se-courant contre le Roi de Golconde. Le Maduréi, aidé du Mara va, peupleestimé le plus belliqueux de ces contrées, triompha du Maïssour.

Le Missionnaire rapporte que „le combat fut très âpre entre les deux„armées, & qu’en peu de tems douze mille morts de part & dVutre se virent„abatus par terre: chose, ajoute-t-il, très rare parmi ces nations; d’autant„plus que dans leurs plus cruelles batailles, dès que l’on volt les premiers rangs„rompus, tous les autres prennent la fuite." Le succès fut assez égal, quoi-que le Maduréi eut perdu bien moins de monde.

Ces secours, ces guerres, ces tributs imposés, éludés, leur payementdifféré &c. ; tout cela prouve l’indépendance de fait de ces Princes. Le seulEtat qui eut fur eux un droit apparent, étoit le Bìsnagar : mais on pouvoit alors,

Reiat, &c. p, regarder comme n’existant plus.

;6 - 3) a peine le Naique de Maduréi se vit eschapé de ce péril, qu’il sut sur-

„pris dssrn autre encore plus fâcheux. Ce fut un abcès qui lui vint à la tête : ce„malle mit aux derniers abois. Cç qui lui perçoit le coeur, étoit le soupçon

„qu’il