58 RECHERCHES HISTORIQUES
i. Partie. metans. ne font pas d’humeur, comme, hélas! l’Europe n’en fournit que
Tanjaour .&c. ' '
„trop de funestes exemples, à conquérir des royaumes & puis les aban-donner/ 4
Le fait, pour ce qui regarde les Mahométans, est prouvé par leur hi-stoire: mais ce que le]Missionnaire appelle funeste, Test moins à l’humanité,qu'une possession violente & continuée, qui ne fe soutient que par une op-pression destructive: témoin T Amérique fous les Espagnols ; les Moluquesfous les Hollandois ; le Bengale fous les Anglois. Lhnvasion passagère est untorrent qui dévaste pour le moment: Forage cessé, on fe reveille; Sc tout re-prend son cours comme auparavant.
Rçi.&c.p.î49. Le Missionnaire paroitfe décider sor le sort duTanjaour, pour la se-
conde opinion: savoir que les Golcondiens „fongoient à laisser ce Royaume,„& qu’ils ne différaient leur départ, que fur l’attente d’extorquerdu Naique„quelque grosse ranqon."
Le Tanjaour retourna alors à ses premiers maîtres. Après la mort dudm t’mk ^oi fugitif, Regunada naiken, arrivée fans doute pendant cette possession des«ont. p. 910. G 0 l c0n diens, (en J659), Jd^iseïarâgûvanaiken , son fils, monta fur le Trône.
Les dévastations des Mahométans ont du faire impression fur Fefprit dece dernier Prince, en 1674, dans la maturité de sage, & comme je Fai déja«i.dev. 5.11. observé, le porter à préférer, contre le Maduréi le secours des Marates à ce-lui du Viíàpour & de Golconde, encore íumans du sang de ses sujets.
Au reste il falloit que ce Naique eut conservé à la côte de Coromandelquelque considération, à cette époque, puisque en 167Z, le 30 juillet, M.Joum. dc La de la Haye, commandant FEscadre du Roi de France Sc qui avoit pris S. Tho-H p«n. m é sor le Roi de Golconde, lui écrit de cette Place.
Mais ces troubles à peine cesses en 1660, auront miné les forces ssuTanjaour, & nous conduisent à la révolution de 1673 —1675