ET GEOGRAPHIQUES SUR L’INDE. 79
lí y a ici,' contradiction dans les termes. Si le Prince de Marava eutete Vice Roi de Trichenapali , le Roi de Tanjaour lui auroit-il demandé dusecours contre son propre Souverain, auroit-il eu confiance dans ce secours?
„Le Général arriva en trois jours à Ramesuram , pilla la ville, tailla en„pieces tout ce qu’il découvrit & revint fur íes pas."
„Les femmes du Marava s assemblèrent au nombre de plus de 20000,,-prirent des épées, de grands bâtons & des rondins, Sc se tinrent cachées3,fur le chemin où devoit passer Tschìnna tambi niodali. "
„Le Général étant en marche avec son armée, elles l’entourerent, lui)>tuerent 4^5 mille hommes, Sc mirent le reste ensuite, jetant de grandsjjCrís. Ayant fait le Général prisonnier, elles lui coupèrent la tête, le mirent„dans un mortier, fy broyèrent avec le pilon."
Voila un fait d’armes qui confirme ce qu’on a dit plus haut du peupledu Marava, mais qu’on n eut pas attendu de simples femmes. Le vrai cou-rage est de tous les sexes 5 mais à cet égard le sexe des femmes entre pourtrop peu dans l’education Européenne: il s’en faut bien qu’on en tire tout cequ’il peut donner Cependant il arrive souvent que les deux sexes font ex-poses aux mêmes périls. Pourquoi ne pas jeter dès l’enfance, dans lame desfemmes des sémences de courage qui y germeroient auísi bien que dans cellesdes hommes? pourquoi ne pas les former à des exercices, qui en dévelop-pant ce courage rendroient leur corps plus robuste. L’honneur qu on inípireaux femmes a besoin de force; il seroit moins exposé, si on les íàvoisenétat de le défendre.
„Un fils d ’Atschuda wischeïa raga wendira naikken s’étant évadé,„etoit allé chez le Marava. Ce (Prince) après quelqes années se mit en mer„sur une chaloupe, & aborda â Tranquebar. Il eut un entretien avec le^Commandant, qui lui remit 500 Ecus (Roupies) Sc lui fit suivre (sa route)ujusqu’â Dewanampatnam, u
I. Partie.Tanjaour &c.
Rel. des Miss.Dan. T. I. ue.cont. p. 9if.
Cc