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N ” te ^P°P la Peut-être la ville nommée JaueJJ'er dans les Papiers hijìorìques de M.
Gentil, est-elle Gaugùr , au Sud-Est, près de Sarhind , ou Ghianaur , auNord-Ouest deDehli, peu éloigné de cette ville.
«Les Siks, poursuit M. Gentil dans íòn Précis, sont aujourdhui très«nombreux, & admettent dans leur Secte ou Société Républicaine toute«forte de Religions, comme lesBeraguis & les Saniaffis admettent dans la leur«toute forte de Gentils."
Les Beraguis Sc les SaniaJJìs íònt des Spirituels qui renonçant auMonde, à tous les plaisirs, toutes les impressions des sens, pour s’élever àla contemplation de l’Etre Universel, sont audessus des pratiques qui formentfextérieur de la Religion Indienne. Il y a de vrais & de faux SaniaJJìs;Sc la fourberie de ceux - ci, donne occasion au peuple, particulièrement auxEtrangers, de calomnier les premiers.
«Quand ils reçoivent quelqu’un au nombre des Siks; le Recevant, ha-«billé de bleu, fait apporter devant lui un grand bassin plein d’eau. Il s y«lave les pieds, s’y racle les ongles, & fait boire de cette eau à celui qui«veut être Sik, qui laisse venir là barbe & ses cheveux pour ne plus les«couper. Après leur réception ils crient à haute voix: vive Djeffingue«(principal Chef des Siks), notre maître ! ensuite les anciens Siks lui donnent«à manger -, Sc tout ce qu’il mange est remué avec une dent de Sanglier.«Cette derniere cérémonie sc fait surtout au Musulman qui íe sait Sik, afinj,qu’il n’ait point de répugnance pour le cochon."
Cette dent de Sanglier peut être un reste de pratique mythologique,relatif à lìncarnation de Vifchnou en Sanglier.
„Les Siks font aujourdhui les remparts de f Empire Mogol, pourem-«pêcher les successeurs d’Aabdali de venir ssemparer de Dehli. Ils font tou-«jours en armes, Sc maîtres de la Province deLahor, du Moultan &c."ííb.&ioc.cit. M. Dow nous apprend qu’en cas de besoin ils peuvent mettre furpied 60,000 bons Cavaliers* Les