ET GEOGRAPHIQUES SUR L’INDE. 249
„chicaner le laboureur & le piller, tantôt sous un prétexte, tantôt fous pour
I. Partie.
„un autre, que quelquefois il ne retire aucun fruit de toutes ses peines &
»que la récolte fur laquelle il fondoit ses espérances, passe toute en des„mains étrangères/-'
Ces Intendans font les Níanïakarens . Ici ils estiment la réccít®fur le terrein même & y fixent 1a portion qui, comme taxe, doit être re-mise au Gouvernement. Si k terre lui appartenoít, le Missionnaire diroit:lìntendant prend la Récolte, & laisse au laboureur ce qu’il lui plaît poursa peine.
La Taille est réelle , c’est à dire affectée au Champ; ce qui supposepropriété de fonds dans le Cultivateur, distinguée de celle du Gouvernê-ment: autrement, comme c’est le Gouvernement qui impose 1 a taille, sur lefonds, à son profit, si ce fonds étoit à lui, il se tailleroit lui-même.
Les vexations qui finissent par faire sortir toute 1 a Récolte des mainsdu Cultivateur, prouvent comme je l’ai dejà observé, que c’est son bien,le produit de sa terre, seulement a charge d’en rendre une portion à Fln-tendant du Prince. Si la terre est à celui -ci, il a droit au fruit, en total,îe salaire du Cultivateur payé; ce n’est pas véxation : & si Plntendant prend,même fur la subsistance du Cultivateur, celui-ci quittera une exploitationqui ne le nourrit pas, & le Gouvernement Propriétaire ne trouvera person-ne qui le remplace à la charge de mourir de faim.
Le P, Martin écrivant k même année 1713, le IZ Oecembre, deid.T.ij, pVarugapati , dans k Mission du Maduréì, montre Futilité des Etangs, dansle Marava , Etat tributaire en différons teins du MaduréL II parle d’unegrande sécheresse & des chaleurs extraordinaires qui, en 1709, y avoientcausé une disette générale. Apres les pluyes d’Octobre & de Novembre,toutes les Campagnes furent ensemencées. „J’avois compassion, dit le Mis- id.p.6,«sionnaire, de voir ces pauvres gens aller chaque jour recueillir quelques
lî „grains