FOUR L T INDE. xKiii
§. Iil.
Objections.
N’y a-t-il p as ? dira- 1 -on, du danger à établir un Corps, qui, parfcs différens membres,- soit dépositaire des secrets de l’Administration? desimples particuliers profiteront, au préjudice de la* Nation, de l’entrée quela connoissance d^s langues leur aura donnée dans l’intérieur du pays & au-près des Princes. Des Naturels, Chrétiens ou autres, qui doivent tout auxFrançois, qui n ont d autre reíìource que nos Comptoirs, accoutumés â lasubordination etablie par la différence de couleur,, sont des sujets plus sou-ples, plus sûrs, & qu on peut bailleurs employer plus librement, dans descirconstances critiques, ou il ne íèroit pas de la dignité de la Nation d’ex-poser des François.
R é p o nJ e.
Cette objection seroit bonne dans la bouche d r un Chef intéressé àcacher fa conduite au Conseil national, & surtout aux autres Employés quientrent dans la Gestion des Comptoirs.
Elle auroit encore quelque force, si un seul homme rempíissoit leposte d Interprète. Au u i la fortune du Conseiller de Pondichery, qui, fousk Gouvernement de M. du Peeix & de M. de Leïeit, sachant très malle François assez peu de Persan, aidé par les Interprètes noirs, a étécharge de grandes affaires á la Côte, a-t-elle toujours paru exorbitante.
Mais p u ìeurs personnes également instruites, employées â I'Admiur-ftratíon, s’ccìairent mutuellement: nlm; il st rsr, j . t - r n
' P !US 11 y en aura de tels, moins ía collu-
sion sera á craindre. J’ai vu en 1758, à Mahé, un Employé parlant Ma-à' homme doux & honnête, , mis Sm esprk méàiocre _ „ ^availloit
r ks T ° pa,es ou !nter P ràes n °hsi & jamais fa conduite ne lui a attiré
reproches: il n’étoít pas riche.