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POUR L'íNDE.
Heur de Bombaye reçoit quatre Lks. Le Chef de Surate & le Comman-dant des Troupes ont part à la dépouille, toujours pour secourir un Prin-ce allié & malheureux. Ce foest pas là une fortune de Commerce.m s L es fortunes des François au massacre de Na^er^ifigue , & depuis
s dans le Dékan, à la fuite de Salabet^ingue , ne font pas des fortunes d«
Commerce.
t Je fçaís que chez les Anglois, les HoIIandois, des Chefs ont fait par
- le Négoce des fortunes considérables: mais je citerai dans la premiere Na-
tion, un honnête homme, M. Spencer, Chef du Comptoir de Surate,ensuite Commissaire général de la Marine à Bombaye, enfin Gouverneur duBengale, & mort ruiné, à 70 ans, pour avoir risqué ses fonds trop longtems,
a°. On ne fera guere Chef de Département qu’á 40 ou 50 ans. Juf-r qu’à cet âge, un homme actif, instruit aura pu faire des opérations lu-
cratives.
Mais , ce que je ne puis m’empêcher d’obíerver, c J est, que «n paixcomme en guerre, il y a mille circonstances où le Chef, s’il a des intérêtsS de commerce connus, peut violer les îoix de la justice, ménager, favoriser
des hommes dangereux, donner fa confiance à ces gens lans honneur, fansconscience, qui fe prêtent à tout, pourvu qir’on les soutienne; il peut ab-,t sorber ou du moins gêner considérablement le commerce particulier d’inde
en Inde, qui forme le produit des Douanes, le revenu de l'Ltat; il fautle dire, il peut préférer fon avantage propre au bien même de la Nation.
» Seconde instance. C’est ôter, dira-t-on, au Commerce les fonds les
3 plus considérables. & cependant les Etablissemens, dans ces contrées, n’oût
l " pour objet que le Commerce.
Je réponds, que la fortune de deux ou trois personnes, dans une0 Colonie, n’est pas un objet à regreter, lorsque l’activité & Industrie ayant
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