PRÉFACE DE M. R E N N E L L. lxxv
Piuce L Townsend, pour des Cartes manuscrites, des esquisses, & di-vers autres articles instructifs-
Je dois de la rcconnoissance au révérend M, Smith, qui avec autantd’habileté que de persévérance a tracé la route complète depuis les rives duDjemna , parle coeur de l’índoustan, jusqu'i Bombaye. Cette route, tra-versant un espace de pays jusqu’àprésent peu connu, & par conséquent trèsimparfaitement & fautivement décrit, fournit beaucoup de matériaux utiles.Par malheur, je n avois encore en main qu'un Journal manuscrit de laMarche du Général k?oddard , lorsque ma Carte étoit dejà presque ache-vée: mais on ne doit pas y avoir grand regret, puisque les observationsde M. Smith en avoient préalablement déterminé les principaux points;
& particulièrement parce que depuis j’ai corrigé la plupart des situations in-termédiaires, moyennant une Carte de la route du Général.
J’ai emprunté largement du Nouveau Neptune Oriental de M. D’a-tres, pour ce qui regarde les Cotes & les Iles: & de même, quoiqua unmoindre degré, des Cartes, de YNfie & de t Inde , de M. d’A n ville, publiéesen 1751 & 1752. Si l'on considère que cet excellent Géographe n avoirpour les parties intérieures de f Inde, guère «Parures matériaux à mettreen oeuvre, que quelques vagues Itinéraires, & des Relations de voyages,on est réellement étonné de les trouver si bien décrites. C'est à regret queje me vois obligé d’être d'un sentiment différent du sien , à l'égard de quel-ques positions dans la Géographie ancienne*, je veux dire, celle de Pâli -bothra en particulier, & un petit nombre d’autres. J’ai évité généralementtoute diícuffion de ce genre, étant convaincu de fobíeurité qui couvre con-stamment ces matières, & qu une connoiffanee profonde mêmie des languesde 1 Inde ne m eût pas mis eu état d’élaircir : car la ressemblance entre desnoms anciens & modernes est fort trompeuse, à moins d’être confirméepar la position. Mais nous pouvons difficilement refuser notre suffrage àl’opinion, que par /.'aradrus , Ptolemée a entendu le Suttulu? ou Se t le-ge; par Rhuadis ou yídaris^ le Ravi ÇRauvee').; & par le Sandabaìm^le Jenâb o.u Chunab; vu que non seulement les noms mais auffi. les po-sitions s’accordent eníèmble: & c'est là cependant la partie dans Ptolemée,dont M. d’A'N ville fait le moins de cas: mais la raison,en est, que lui-mémo ne connoissoit pas les vrais noms de ces fleuves.
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