*32
MÉMOIRE SUR LA CARTE DE L’INDE.
ment à son Prince, forment un pays qui n’a gueres moins d’étendue que leBengale & le Bahar pris ensemble.
La Géographie des parties Sud-Est du Berar , ne laisse pas de nousmanquer encore, /apprends que M. Ha sténos a envoyé dernierement M.Ferry, du corps des Ingénieurs, pour visiter ces quartiers, ainsi que les can-tons limitrophes, qui bordent les Sercars, à tpù font restés absolument enblanc dans nos meilleures Cartes modernes-. Circonstance qui cependant nedoit pas surprendre, puìsqu’ils font situés hors de la ligne de communicationqui joint nos établissemens 5 & qu’ils n’ont jamais été le théâtre d'aucuneguerre à laquelle les Européens ayent pris part. Je soupçonne, au reste, quela contrée dont il est question, est ou déserte, ou trop sauvage, pour qu'iìsut facile ou utile d’y faire des recherches.
Outre íes Additions & les Corrections qui ne pouvoíent se faire réelle-ment qu’en les construisant sur un cuivre séparé, il en est d antres qusil m r a étémoins difficile /inférer dans la Carte originale. De ce nombre font les rou-tes de M. Anq.uët il du Perron, de Goa à Pounah, & de là à Aurenga^bad & Surate: en conséquence on les trouvera portées dans la Carte origina-le. C'est anxFragmens historiques cités ci -dessus, de M. Orme, que jefuis redevable de savoir que Fouvrage de M. Anquetil contient des matiè-res de cette eípece. Sa route croiíànt celle de Mande s l o e décrite par d uVal (ci-dess. p. 92.), à la ville ftArík ou Areg y près de la rive Nord duKifìna , il n’y a pas de difficulté à les réunir. Je regrette extremement queM. Anquetil du Perron n'ai t pas été muni d’une Boussole, avec laquelle ilauroit pu prendre l’orientement de la route entre Goa & Aurengabad: cardans des contrées où la Géographie est fi dépourvue, de matériaux, que touteinformation doit etre reçue avec avidité, ce Savant auroit eu une belle occa-sion de se distinguer dans ce genre; vu qu on peut dire à la lettre qiul s’est
fraye