176 MÉMOIRE SUR LA CARTE DE L’INDE.
que grand arbre qui en aura été enlevé ; quelque barque coulée à fond, toutcela suffit pour servir de fondement, & bientôt un monceau de sable s^y ras-semble - , il s'accumule avec une célérité étonnante; dans peu d’années dejàon l’apperçoit au - delíus de l’eau, & ayant usurpé maintenant une portionconsidérable du lit, le fleuve emprunte de chaque côté de quoi suppléer à cequi manque au lit: e’est dans de pareils endroits du fleuve que nous trouvonstoujours des rives hautes des deux côtés a). Chaque inondation périodi-que apporte une augmentation de matériaux pour cette île naissante; elles’accroît en hauteur auffi bien qu en étendue, jusqu'a ce que son sommetsoit parfaitement de niveau avec les rives qui la renferment: & à ce périodede fa crue elle a assez de terre pour pouvoir être cultivée: ce qffielle doit àla fange qu’y laissent les eaux quand elles se retirent; & c’cst là certaine-niant une partie de séconomie que la Nature observe en fertilisant les ter-res en général,
Tandisque le fleuve forme de nouvelles îles d’une part, il en enlèved’anciennes ailleurs. Les progrès de cette opération déstrucîive nous don-nent occasion d’observer, au moyen des sections du banc qui diminue( sections of the falling bank'), la distribution régulière des diveríès cou-ches de fable & de terres, posées l’une lu r Fautre iùivant l’ordre dans lequelelles décroissent en gravité. Comme elles ne peuvent devoir cet arrange-ment qu’à Faction du courant qui les a déposées, il semble que ces substan-ces sont suspendues à différentes hauteurs dans le Courant,, selon leurs gra-vités respectives. Nous ne trouvons jamais une couche de terre fous unede fable ; car les particules fangeuses flottent le plus près de la surfa-ce
a) Ceci indique évidemment les moyens de prévenir les cmpietemcns fur !n rive d’tm fleuvedans les parties droites de son cours. C’cst à dire qu on n a qn’à enlever les bancsC sballowsj qui s’accumulent au milieu de son lit, [Cela est bientôt dit!J