184 MEMOIRE SUR LA CARTE DE L’IXDE.
Mer, on sent que dès que cet agent seroit ôté, la tête de la colonne se ré*pandroit sur l’océan, & la partie restante suivroit (Faussi loin qu’est sendroitjusqisost l’influence de l’Océan sVtendoit, formant un plan incliné, dont lahauteur perpendiculaire seroit de 31 pieds. Orc’est précisément l’état danslequel nous trouvons les choies. Au point de la jonction avec la Mer, lahauteur est la même dans les deux faisons, les marées supposées égales. ALackipour il y a une differcnce de 6 pieds environ entre les hauteurs dansdifférentes faisons j à Daka k endroits voisins, i 4; & â Cousu ( Cusiee\31 pieds. Voilà donc un plan incline régulier; car les distances entre cesplaces font en proportion des hauteurs reípectives. Ce plan incliné doitajouter à la rapidité du courant; car suppose que la descente ait été origi-nairement de 4pouces par mille, elle se trouvera augmentée à peuprès jus-qu’à 51. Coujiìe est à 240 milles environ de la Mer, suivant le cours d u\ fleuve; & la surface du fleuve, dans la saison des chaleurs, est là de go piedsenviron au-dessus du niveau de la Mer, dans le teins du flux a) ; k ctest jus-que là que l’Océan manifeste son empire dans les deux faisons : dans l’une parson flux k reflux, k dans Fautre en rabaissant Finondation périodique, jus-qu’à ce que la surface coïncide avec la sienne propre, aussi approchammcntque la pente du lit du fleuve le permet b). Des
a) La marée est sensible dans le fleure des Amazones jusqu’à 6co milles au-dessus de sonembouchure; mais à une élévation de 90 pieds seulement, suivant M. vi? la Con d a-MiNE. Resteroit à savoir l’état où se trouvoit le fleuve lorsque Inexpérience a été faite;parcc que les débordemens fur terre reíîerrent les limites de ceux de la mer.
b) Le Comte de Buffon a fait une mention legere de cette circonstance concernant lacrue des fleuves; mais il l’attribue à la vitefle augmentée du courant, lorsque le fleuveapproche de la mer: ce qui, dit-il, enlève si promtement finondation, que la hauteurpar là se trouve rabaiflée. Or (qu’il me soit permis de le dire avec toute la déférence quiest due à une autorité si respectable) je n’ai jamais pu remarquer que le courant, ni duGange, ni de quelqu’autre fleuve, fût plus fort près de la mer que plus loin. Et si r.ou*admettions méme une accélération du Courant pendant le reflux, la marée remontantele retarde à un degré si considérable, qu’elle contre-balance au moins les effets produit*par un accroissement passager de la vitesse.