13
» SUR 17 INDE.
tant l’arrivée du reste des forces de I'île de France, la reprise à main armée,de Pondichery , Maqulipatam , Mah.e\ Schandernagor , & la liberté duGano-e rétablie, n’auroient-elles passait plus d'honneur aux yeux de Plndien,a la Nation, que ces restitutions bénignes émanées du Cabinet?
C’est en répétant éternellement que 1 Empire des Anglois dans l’Indeest indestructible, qu il peut 1 être réellement. Jetons la premiere pierre,dans le Bengale, aux deux Côtes: mais avec force & réflexion, nous lepouvons: & l’on verra bientôt cet édifice énorme, bâti fur un fond de vases’écrouler de lui-même.
Les Traités, dira -t-on! les Traités? rien de plus respectable st les
Nations se faisoient une loi de les exécuter. Mais l’on sçait depuis longtems
qu ils ne lient que le plus foible. Voici un axiome de Politique pratique, au-
quel nous ne faisons pas assez d’attention: toute çonvention relative à F Inde, Gaz.deFr.aj .
, oct-17*7.
pajjce entre Londres & Paris , dès quelle ejì consentie par la Compagnie des Zc p d 'pIndes Angloiss , ne peut être que désavantageuse à la France. 45'> 45».
Que les Anglois achetassent la paix dans l’Inde, leur situation, de-puis que M. de Supfren avoit pris, en Février 1782, le commandementde l’Escadre Françoise, sembloit le leur ordonner: six mois de guerre deplus, le fort des armes, de l’aveu même des Anglois a), & de celui des Transi. ìn
Missionnaires Danois écrivant fur les lieux, tournoit contre la Nation Bri- wíi* ’
B 3 tanni-
a) Je me croîs obligé de relever une faute grave, qui fe trouve dans la traduction fran-çoise des Transit. &c. Le Traducteur dit, T. 2. p. 25t. „Les François ne doutoiene„pas qu’avec de pareils renforts ils ne fussent cn état de faire tourner le fort de la guerre„contre les Anglois. Dans fAnglois, p. 484. il n’esl pas question de l'opinion des Fran-çois, mais de celle du Pajs, de 1 Inde. „Ànd no âoubt was emertained, but by sitcli a«powerful reinforccment tlie tide ot vvar would be imvnediately and effectually turned«against the Endisb. 11 Et °n T!e doutoit pas, que par un auffìpuisant renfort (le reste destr°uj, Cs de âe Bussy &c.) U fort de la guerre ne fut immédiatement U efficacement tour*ne contre l es Jnglohf