SUR L’ INDE.
67
Le fond de k Théologie paroit d’abord le même dans les deux ou-vrants • !e renoncement à tout objet sensible, Punisication avec le premierEtre* seulement, ]e Bagavadam ra pporte fout à Vischnou; Y Oupnek’hat,tout à Schiven ou Roudr: Sc en derniere analyse, c’est, dans les deux Ouvra-ges, un seul & même premier Etre.
Le Bagavadam est plus cérémoniel, à cause de cette multitude d’in-carnations de Vischnou: auslì voit-on beaucoup plus de Pagodes &c. à laCôte de Coromandel, où le Culte est le Vijchnouvìsme; qu’à la Côte Ma-labare, ou régné le Roudrisme,
Mais les détails & les principes de l’ Qupnek’hat , sont bien dissérens kocW-i,de ceux du Bagavadam. Ce dernier ouvrage détruit absolument îa diílin- P ‘ í ' l,s/x ’ction du juste Sc dc l’injuste, du bien Sc du ma 1 . Je Rapporterai à P appui decette assertion que trois passages du Bagavadam qui me paroiffent décisifs.
„.p ariccliitou pria Sougucn de lui donner 1a solution d’une chose qui Bagavad. liv,„lui paroíssoit incompréhensible dans la conduite de Dieu. Cet Etre, qui n est 7 ‘ P '
„ dirigé par aucune passion, pourquoi hait-il les Céans, & a-t-il dc la pré-dilection pour les Dieux?"
„A cette question, Sougutn répondit en ces termes: Il est vrai que„Dieu n’est susceptible d’aucune passion. U n’a proprement ni haine, ni„amour, ni colere, ni patience. Par le destin a), il a enveloppé d’une sor-„te d illusion les differens êtres, en les créant avec trois diverses &p,î77 *„qualités. D’après une impulsion commune, toutes ces créatures ne doi-„vent tendre qu’à lui seul; & ce qu’il y a de mystérieux, c’est que cette„tendance va à son but, de quelque maniéré que ce soit. Que les hom-
„mes s’acharaent à blasphémer Dieu par haine; qu’ils l’aiment par amour;„qu'il8 soient voluptueux & paísionés pour les plaisirs, ou qu’ils fassent pé-nitence, il s feront punis ou récompensés pour cette haine ou pour cet
I 2
tt ) t>ej lin s cra j c àra dc [’Otipnek’hat. Recherch. âc. 2e. P. p. 305. note (b).
„amour: