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Tome I.
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107
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Du Exhume d’Espagne. 107

Ve dans le génie de cette nation : C’est à cet| e Xcès d’orgueil qu’on atribuë la paresse danslaquelle presque tous les Espagnols vivent, ilsOe travaillent guères qu’à mesure que la faimles y oblige. Dans la feule ville de Madrid ily a plus de mille François qui, profitant deeette indolence , s’enrichiíTent par le moïen desmanufactures & des fabriques qu’ils y ont éta-blies. II n’y a point d’année où il n’entre enEspagne un grand nombre d’ouvriers Languedo-ciens & Auvergnats qui en sortent, dès qu’ilsOnt gagné une certaine somme d’argent.

Parmi les femmes, qui sont presque toutesmaigres ; on en trouve peu qui soient indiffé-rentes pour les hommes. La plupart ont lesyeux noirs, & le sein affaissé ; Elles affectentsavoir le pié petit, & comme elles portent delongues robes, on voit rarement un de leursIbuliers. Le fard est fort en usage parmi elles ;Quand elles vont d’un lieu à un autre, elles seRainent plus qu’elles ne marchent, & quandElles sont en visite , elles s’asseïent toutes leshiés croisés fur des tapis étendus fur le plan-cher. Elles ont le bonheur d’être aimées dejcurs maris jusques .à l’adoration, mais la jalou-lle de ceux-ci est fi grande qu’ils les retiennentCornme prisonnières a la maison.

Les hommes, auffi-bien que les femmes ontpresque toujours le même habillement. Les^ornmes portent ordinairement leurs propres che-^ eu x, & ne les poudrent jamais : Ils portent, A 0iff d e longues épées, & on dit qu’elles doiventets e de la même longueur dans tout le Roïau-

me.