Du Cercle de h Baute-Saxë. 2s9
ques i l’autre à l’Univerfité, & la troisième atì MinistèreProtestant. Une des principales curiosités de cette villeest la grande cloche, qui fut fondue en 1479. Sc qui,selon la coutume que les Catholiqites-Romains ont debatifer les cloches , fut nommée Marie C/aire Susmne.Elle pèse 275. quintaux, & a iç. aunes de circonféren-ce , fur cinq de hauteur. On lit autour de cette clochedeux vers Allemands qui signifient, que la grande Annea le pouvoir de chasser les démons.
On volt encore aujourd’hui fur le Petersberg dansî’E-glife des Bénédictins le tombeau de Louis Comte de Glei-chen. Ce Comte aVoit été pris prisonnier par les Turcsdans la Terre-Sainte. Dans fa captivité une belle Sar-rasine devint amoureuse de lui, & lui procura la liberté,à condition qu’il l’épouseroit. Sur cela il retourna enThuringe en 1240. accompagné de sa nouvelle Epouse,& trouva encore en vie la prémière , qui étoit une Com-tesse de Ktefernbourg. Pour le tirer d’embarras, le Pa-pe voulut bien lui accorder dispense & lui permettre degarder ses deux femmes, qui, chose étonnante, vécu-rent ensemble dans une parfaite harmonie. Elles cou-choient toutes deux ensemble avec leur mari dans unmême lit, & on le fait Voir encore aujourd’hui à Glei-chen. Après leur mort oft les enterra tous trois dansle même sépulcre , comme leur épitaphe le fait connoî-tre. Le sens de l’épitaphe rendu en Franqòis est, à peuprès., celui-ci:
Ici gisent les corps de deux femmes rivalesQui , par des flammes fans égales ,
S’aimant comme des sœurs , ni aimèrent à teìivnB une fuit Mahomet, pour suivre son mari .
Bautre veut embraser l'époux qiieUe recouvre .i/izz'í, par les liens de íamour marital ,
Nous ji aunes , en vivant , qiiun J'eiil lit nuptial ,Et dans nôtre trépas un seul marbre nous couvre »
. Eisfeld , n’est pas situé dans la Thuringe, ni dans laHesse, non plus que dans la Basse-Saxe ; mais dans uiiCoin qui fe trouve entre ces trois Pais > & qui est a si-ses bien représenté fur la Carte de la Thuringe. Cet®ndroit apartient, depuis fort longtems, à l’Electeur deR z Alaïen-