Caput
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ZZ NATURALIS HISTORIA LIB. X.
surius fanqualem ossifragam esse dicit, immussulum autempullum aquilas, priusquam albicet cauda. Quidam post Mu-cium augurem visos non esse Rom$ confirmavere : ego( quod verisimilius ) in desidia rerum omnium non ar-bitror agnitos.
De accipitribus.
Accipitrum genera xvi invenimus. Ex iis aegithum
que j’ai établi signifier l’animal con-. sacré à Sangus , c’est-à-dire à Hercule,à qui Ton donna ce nom dé Sangusou Sanius à l’occasioii du Palus deTerne, qu il vint à bout de dessécher.Car Sank est un ancien mot Celtofcy-tique qui, encore aujourd’hui en Sué-dois , signifie paludosus; épithete éga-lement propre, d’une part, à Hercule,considéré comme étant parvenu, parses travaux, à dessécher un marais ; &de l’autre , au sanglier , ou animalfangeux qui se vautre Ôí se retire depréférence dans les fanges & dans lesendroits marécageux. L’oiseau fan-qualis n’est donc autre, selon touteapparence, que i’aigie des étangs,nommé huard ; dénomination dérivéede Hue. , ancien synonyme de Hugue ;témoin Hue-Capel , qui se disoit jadispour Hugue-Capet. Or ce mot, hue ouhugue , est, à coup sûr, synonyme deOg j qui , comme nous Pavons dé-montré dans nos Origines U siennes ±n’est autre qu’Hercule ; & cé rapportde Hue ou Hugue avec Hercule , n’estpas une simple conjecture ; car, en-core aujourd’hui en Suédois moderne,hug & hog signifient courage ; hugg ,un combat ; hugga , tailler en pièces $hòggorojla j combat à outrance , &c.
( 8 ) Immuffulus. C’est ainsi qu’il fautlire avec Pline, & non immufculus ouìmmufiulus avec Festus , qui paroît mê-me avoir écrit immijj'ulus , puisqu ilprétend que cet oiseau est ainsi nom^mé, eo quod immitat se repente. Quoiqu’il en soit, ce Grammairien observeque cette sorte d’aigle ne se montrequ’au printems , craignant égalementle trop grand chaud & le trop grandfroid. Cette notion suffit pour nousdonner la solution du mot immuffulus.Ce mot est composé d’un mot barbarelatinisé , qu’on a fait précéder de lanégative in , laquelle fait ïm devantune /72, comme on . dit immundus aûlieu de in-mundus. Il est, dis-je, com-posé de cettè négative im , & du motCeltique mus , qui, en Suédois, signi-fie duvet ; d’où nous font restés lesmots mouffe d 3 arbre , aumuffe , mousse-line ; en un mot, d’où les Allemandsont fait leur verbe mu^en on murqen ,couvrir, vêtir : d’où murqe , une ca-lotte, une casaque, &c. L’aigie im-muffulus n’est donc autre chose qu’unesorte d’aigle naturellement dégarniede duvet, ou qui n’en a point encore,ou qui est venue à le perdre : sur qiioiil faut observer qu’outre les grandesplumes dont" le corps de l’aigie est cou-