II 6 NATURALIS HISTORIA L I B. X.
Et ingenia tequè varia, ad pastum maxime.
De caprimulgis & plateis.
Caput Caprimulgi appellantur grandioris merulas af-4 °* pectu, fures nocturni : interdiu enim visu carent. Intrantpastorum stabula, caprarumque uberibus advolant suctumpropter lactis : qua injuria uber emoritur, caprisque caeci-tas, quas ita mulsere, oboritur. Platea nominatur, advo-lans ad eas quae se in mari mergunt, & capita illarummorsu corripiens, donec capturam extorqueat. Eadem cumdevoratis se implevit conchis, calore ventris coctas evomit 3atque ita ex iis esculenta legit, testas excernens.
De ingeniis avium.
Caput Villaribus gallinis & religio inest. Inhorrescunt41. edito ovo, excutiuntque sese, & circumactae purificant, acfestuca aliqua sese & ova lustrant.
(x) Nous ne connoiíïons point cetoiseau en France. II est assez communen Italie , où on le nomme calcabotto ,selon Aldrovande, qui en donne (li-vre 8 , Ornithol. ch. 9, p. 567, ) unefigure que le Pere Hardouin reconnoîtpour véritable. Au reste, Aristote ,Hift. Animal, livre 9 , chapitre 3 9,s’exprime, fur le caprimulgus , dansles mêmes termes que Pline.
(z) Ce fait a été attesté par plusieurspersonnes à Albert le Grand, commeil lecrit lui-même , livre 8 ,Traité 2 ,chap. 5 , p. 258.
(3) Le Pere Hardouin regarde le pé-
lican , tel qu’on le peint dans plusieurstableaux modernes, comme un oiseaufabuleux. Quoi qu’il en soit, ce que ditici Pline de l’oiseau platea 3 Aristote,Hijl. Anim. 1 . 8 , chap. 15, le dit del’oiseau pclekan ; & Cicéron de l’oiseauplatalea , au second livre de la Naturedes Dieux, p. 108 , édition d’Elzé-vyre , à Leyde , 1642. Aristote faitdu pélican un oiseau du Danube & duStrimon. Cet oiseau , selon AdrienJunius, se nomme, en Allemand,lo effler , loefelgans en Belgique ,lepeleer , en quelques provinces deFrance, pale, truble 3 poche ; en Ira-