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Tome quatrieme.
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403
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HISTOIRE NATURELLE, Lly. XI. 403

Les entrailles (365) des serpents & des lézards font oblongues.On rapporte que, dans un íaciifice (|uolFnt C^çina Volattr -ranus, lorfqu’on vint à examimer les entrailles des victimes, ilen sortit des íerpents ; ce qui fut un heureux présage: & assuré-ment on ne trouvera rien d’incroyable dans un pareil événement,fi Ton fait réflexion que le jour de la mort du Roi (3 66) Pyrrhusles têtes des victimes qui avoient été égorgées se traînèrent àterre, quoique séparées du corps, & léchèrent leur propre sang.Les parties vitales de l’homme, c’est-à-dire le poumon & lecœur, font séparées (367) du ventre par une membrane (368)que les Grecs appellent phrenes , & les Latins pracordia , par-cequ’elle est tendue au devant du cœur. La Nature, toujoursprévoyante, a renfermé tous les principaux viscères (369) dansdes membranes particulières (370), comme dans autant d’étuis:mais il y avoit une raison spéciale de donner aux parties vitalesune membrane telle que le diaphragme j c’est qu’il (371) falloirempêcher que ( vu le voisinage du ventre ) la respiration ne futétouffée par les nourritures. On attribue au (372.) diaphragmela subtilité de notre entendement: c’est pour cela qu’il est dénuéde chair (373)5 & qu’il est mince & nerveux. Le diaphragme estaufli le siégé (374) principal de la joie, comme on le peut voir,sur tout, par ce qui arrive quand, on chatouille les côtés de quel-qu’un ; car comme ils tiennent au diaphragme, & qu’il s íont re-vêtus d’une peau très mince, ils font extrêmement sensibles au

d’y toucher 3 & qu il se-., remue sans y.exciter une commotion bien sensible.Mais , dans faction du rire , cette équi-libre se dérange ; tout es en branle alors ,& le cœur 3 & son étui. Celui-ci tient desort près au diaphragme par des mus-,ales beaucoup plue larges che\ t hommeque che ç Us animaux. On conçoit doncqu il n a pas beaucoup de peine dy por-ter une prompte agitation : & comme

rien n es plus facile d ébranler que tediaphragme , il se dérange aujjì-tôt avecune convulson plus ou moins violente ,laquellese communique à la poitrine 3 parle moy en d'autres muscles qui , de pro-che en proche 3 ont d’étroites correspon-dances av.ee. ceux deslevres , des joues ,du ne-{ , du front 3 & de tout le visage.De là tous les symptômes qu on observedans le rire , &c.

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