HISTOIRE NATURELLE, L IV. XI. 417
ses maladies. L’éléphant aussi a la peau si dure (Q , q U ’ 0 ti enfait de petits boucliers (7) qui font impénétrables ; cependanton regarde cet animal comme le plus ingénieux de tous le$ qua-drupedes. La peau n'a (8), point de sentiment, sur tout celle dela tête. Dans tous les endroits où elle est: destituée de chair, ellene se réunit point quand elle est blessée; les paupières, entreautres, & une partie des joues, font sujettes à cet inconvénient.
Les animaux vivipares (9) font couverts de poils (10) ; les ovi-pares le font de plumes ou d’écailles, ou le font de coquilles,comme les tortues; ou d’une simple peau, comme les serpents.Tous les tuyaux des plumes font creux : elles ne repoussent pointquand elles font coupées ; mais elles reviennent (1 x) quand ellesfont arrachées. Les infectes ont leurs ailes composées de certai-nes pellicules ou membranes faciles à rompre : celles des hiron-delles de mer (i 2) font toujours mouillées : celles des chauves-fouris (13) font toujours íeches ; & d’ailleurs elles ont des arts-culations. Lorsque (14) la peau est épailïe, les poils qui en sor-tent sont rudes : mais ceux des femelles le font moins (1 5) queceux des mâles. Le cheval a les crins fort épais au cou; & lelion, aux épaules. Le dasypode en a même au dedans des babi-nes, & aux pieds; particularités que Trogus attribue aussi au liè-vre (1 5*); Lé cet Auteur en conclut que les hommes qui ont le plusde poil, font plus lubriques que d,’autres. Le plus velu de tous lesanimaux, c’est le lievre. L’homme est le seul à qui il vient dupoil (16) au pubis à l’âge de puberté ; de forte que ceux à qui iln'en vient pas, soit mâles ou semelles, sont stériles (17) & inca-pables d’engendrer. L’homme apporte une partie de ses (18) poils
pode n’est point notre lapin , puisquePline, tome 3, liv. 8, ch. 5 5, p. 541,ligne 4, range expressément le lapindans la classe du lievre, & distinguenettement, ìbid. p. 548, ligne 1, legenre du dasypode d’avec celui du lie-vre , & par conséquent du lap(16) Consultez le problc
aves & pilos homines salacior es ac libi-dinosiores sunt ? Aristote probi. 32,sect. 4, p. 707.
s l l) C’est la décision expresse d’A-ristote, His. Anim. liv. 3 , chap. 10,p. 3 4 5 ; confirmée par Albert le Grand ,!■ 3 3 de Animal. Traité z , c. z , p. 1 3 6.problème Cur (1 BjTelssont les poils des cils ,des
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