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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. 4 J $

De la corne dupied de certains animaux.

La corne des pieds ne vient qu’aux bêtes de charge. En cer-tains endroits de l’Iilyrie ( i ), les cochons n’ont pas le pied four-chu. La bifurcation du pied est un caractère (z) assez ordinairedans les bêtes à cornes ; ou plutôt aucun animal à deux cor-nes n’a le pied d’une feule piece (z). L’âne des Indes (4) est leseul animal qui, n’ayant qu’une feule corne, soit en même temsfolidipede ; car l’oryx ( 5 ), qui n’a aussi qu’une corne, a le pied four-chu (6). Entre les solidipedes, l’âne des Indes est le seul (7) quiait des astragales. Les cochons, qui semblent appartenir autantà la classe des solidipedes qu’à celle des pieds fourchus, ont auíîìdes astragales, mais qui font très difformes (8). L’homme n’ena point (9), Sc il est aisé de convaincre d’erreur ceux qui luien supposent. Entre les animaux digités, le lynx ( 1 o) seul a quel-que chose de semblable à des astragales. Le lion en a auíïï,mais qui font tortueux (11). L’astragale est adapté droit à l'arti-culation du pied : en conséquence, il est concave en dedans, LL

folùm 3 sed & in aliis quoque : & calcemsive calcaneum plerumque appellamus ,quam Grœci vrìéfvm/ dixerunt. 'PalusAris-totelicus inter duos artus locum habet.Os esi inter cruris posterioris radium& os coxa. Id ineffe homini, merito Pli-nius j ut & Aristoteles , pernegat. Mal-leoli quoque qui humano pedi inharent ,non in suffragine ubi talum Philosophuslocat 3 sed in laterum vertebra inserun-tur. H résulte de cet éclaircissementque notre langue est en défaut pourexprimer ce qui termine chez 1 hommela parrie basse & postérieure du pied ,Sc que nous nommons très impropre-ment cette portion du pied le talon ,ear 1 expression de talon répond au ta-

lus des Latins, & à Vastragales desGrecs : or ni lune ni l’autre de ces dé-nominations ne convient à ce quenous nommons abusivement le talonde Fhomme. Au risque de forger unmot, Rappellerai cette partie en ques-tion la calcée 3 du mot Latin calx. LesItaliens lui donnent le nom de cal-cagno.

(xo) Aristote , ibid. Nous avonstraité du lynx au livre 8 , chapitre 19 ,note 1 j & chapitre zr, note i,tome 3.

v (ir) Pleins de détours semblablesa ceux d’un labyrinthe, selon l’expres-fion d’Aristote, ibid.