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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. 4 $ $

convexe seulement en dehors. II est: attaché au pied par la ver-tèbre.

Des pieds & des ongles des oiseaux.

Entre les oiseaux, les uns ont les pieds partagés en doigts,les autres les ont plats ; d’autres les ont moitié plats & moitiépartagés en doigts, c’est-à-dire qu’ils font demi-palmés. Maistous (i) ont quatre doigts, dont trois sont placés antérieurement,& un postérieurement \ i). Ce dernier manque néanmoins dansquelques-uns (3) qui ont les jambes hautes. Le torcou (4) est leseul qui ait deux doigts antérieurement, & deux postérieure-ment (5). II alonge & projette en avant, quand il veut, unelangue démesurée, comme feroit un serpent, &. il tord (6) lecou en arriéré. II a de grands ongles comme un choucas. Entreles oiseaux gros & pesants , quelques-uns ont des ergots (7) auxjambes ; mais aucun de ceux qui en font munis (8) n’a de griffesou ongles crochus. Les oiseaux à jambes hautes les étendent versla queue quand ils volent (9) ; ceux à jambes courtes les retirentfous le milieu du corps (10). Au reste, les Naturalistes qui préten-dent qu’il n’y a aucun oiseau qui n’ait des pieds , n’exceptent dccette réglé, ni les martinets nommés apodes ou fans pieds, nil’outarde (11), ni le drepanis (1 z), qui est au nombre des oiseaux

lisent ocen. Les manuscrits portent lesuns reclorem , les autres neclorem. Her-molaus propose de lire nyciarim ; cequi signifieroit une chauve-souris. Pin-tianus rejette cette derniere correc-tion. J’en fais autant, ainsi que de laleçon hirundinem 3 introduite par lePere Hardouin ; car je vais faire voirque l’oiseau dont il S agit n est autreque la petite outarde , oiseau queBellon assure être le merne que lacane-pe'tiere d’où je présume qu’ilfaut laisser subsister ici la leçon oten ,étant vraisemblable que Pline a accou-

plé à dessein en cet endroit la grande& la petite outarde.

( 12 ) L’oiseau drepanis , en Latinfalcula j c’est-à-dire l’oiseau faucille ,l’oiseau moissonneur ( á'pímtv en Grecsignifie moissonner ), n’est autre, selonmoi, que la petite outarde, ou cane-pétiere , autrement canard de pré.C’est un oiseau particulier à la France,8c qui par conséquent devoit être ex-trêmement rare à 1 égard des Grecs,qui ont donné à cette petite outardele nom de drepanis ou de moisson-neuse j parcequelle vit particulière-