HISTOIRE NATURELLE, L I Y. XVII. II
ment j car dans ces pays-là il tempere la chaleur de l’été : maissouvent aussi, il est íì violent, qu’il enleve (41) les couverts desmaisons.
Qu ilfaut y pour que les arbres prosperent , le concours d unterroir & dune température d air convenables.
Quelques-uns veulent assujettir la température de l’air à lanature du terroir, en plantant la vigne dans des lieux secs qui ontl'aspeâ du levant ou du septentrion, &r dans des lieux humides quiont l’aspect du midi. D’autres, se réglant fur la qualité des vignes,mettent dans des lieux froids (1) les vignes hâtives ,, afin que lesraisins soient murs avant la gelée. Quant aux arbres & aux vignesqui craignent la rosée, ils leur donnent l’aspect du levant, afinque le soleil la leur enleve (2.) aussi-tôt : Sc pour les arbres Sc lesvignes qui aiment la rosée, il les exposent au couchant, ou mêmeau septentrion, afin quelle y reste plus long-tems. Les autres, ensuivant ce qu’enseigne la Nature, veulent que les vignes Sc lesarbres regardent l’Aquilon (3 ) ; Sc Démocrite croit que par ce moyenles raisins Sc les fruits acquièrent plus de parfum.
De la qualité des contrées.
Nous avons montré , dans le second livre (1), quelle est ladireéhon'clu vent d’Aquilon (z) Sc des autres vents; Sc au livre quisuivra celui-ci, nous parlerons de plusieurs choses qui concernentle ciel. Ici nous exposerons seulement ce qui nous paroît de pluscertain fur la maniéré de connoître si tel air est salubre à telplant.
cond chapitre du liv. 14, tome 5.
(3 ; C’eít le vent nord-efi 3 ou nord-nord-ejì. Voyez les notes 2.9 Sc 39 duchapitre précédent.
(1) Chapitre 47.
(z) Voyez ci-deiïus la note 19 & !»note 30 du chap. 1 du livre actuel.