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Tome sixieme.
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histoire naturelle, LIV. XVII. 2.Z

Puisqu’on sait ( 3 ) par expérience que les arbres qui regardent lemidi même perdent leurs feuilles avant les autres, nous devonssoupçonner que quelque propriété semblable au souffle méridionalles fait aussi perdre de bonne heure aux arbres des côtes maritimes.En quelques lieux, le souffle maritime est pernicieux ( 3 *) aux plan-tations -, en quelques autres, & même dans le plus grand nombre, cemême souffle leur est favorable : du moins voyons-nous certains plantss’en accommoder fort bien lorsqu ils font à une distance un peu con-sidérable de la mer ; mais nous ne remarquons point que le cultiva-teur gagne rien a se rapprocher davantage de la côte. 11 en faut direautant des rivières & des étangs ; car ils envoient des brouillards quiquelquefois gâtent les bleds & les vignes, & d’autres fois lesrafraîchissent dans les tems de chaleur. Certains arbres dont nousavons parlé dans le livre précédent (4) aiment sombre &: mêmele froid. Ainsi le meilleur parti que l'on puisse prendre en ceci, c’estde s’en rapporter â l'expérience.

Voilà pour ce qui concerne le ciel. Parlons maintenant des dif-férents terroirs : matière qui n’est pas moins difficile à bien traiter ;car le même terroir ne convient pas, le plus souvent, aux arbres& aux bleds. La terre noire, telle que celle de Campanie, n’est pasbonne par-tout pour les vignes ; ni celle d’où l’on voit s’élever delégeres (5) exhalaisons ; non plus que celle qui est rouge, quoiqueplusieurs en fassent l’éloge. Dans le territoire d’Alba Pompeia (6),ceux qui plantent des vignes préfèrent à toutes les autres terresles crétacées & les argilleufes, quoiqu’elles soient très grasses (7),,&: qu’ordinairement les terroirs gras ne conviennent pas à la vigne,VersPavie, au contraire, le fable blanc, & en beaucoup d’endroitsle fable noir, comme aussi le rouge, même lorfqu’il est mêlé avec dela terre grasse, ne produit rien.

chap. 1 x , les reconnoit pour bonnes à de Champagne. Quoi qu’il en soit, illa vigne , encore que la craie , dit-il, s’exprime ainsi: Cretosa humus utilis-lui soit pernicieuse. Columelle n’eût habetur viti : nam perse ipsa creta quâpoint dit que la craie est pernicieuse à utuntur figuli , quamque nonnulli argil-ia vigne sil eût connu nos vignobles lam vocant 3 inimicissima ejl. On peur