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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. Z/

tende au midi : & telle est la situation de toute l’Italie (p). II croit ( i o)aussi que la terre noire est très tendre, &C par conséquent très propreà être labourée (n) & à produire des grains. Mais si l’on veutfaire attention à ce que Caton entend par une terre tendre, ontrouvera que ce mot comprend toutes les bonnes qualités que peutavoir une terre. Ainsi une terre tendre est une terre passablementfertile, molle & facile à labourer, &c qui n’est ni trop humectée,ni trop seche : c’est une terre qui reluit après que le foc de lacharrue y a passé, &: qui est semblable à celle qu Homere (n),ce pere des connaissances humaines, dit avoir été représentée parVulcain sur les armes d’Achille; laquelle, par une merveille inef-fable , noircissait (13) fous le foc, quoiqu’elle fut toute d’or (14):enfin c’est une terre qui, pendant qu’on laboure, est recherchée par lesoiseaux incommodes qui suivent la charrue ( 1 y ), & par les corbeaux,qui paissent ( 1 6) sur les traces des laboureurs.

Je rapporterai à cette occasion une maxime de luxe, tirée des écritsde Cicéron, cet autre trésor de science. Les parfums, dit-il, qui ontun goût de terre (17), font meilleurs que ceux qui ont un goûtde safran. Ce grand personnage a mieux aimé parler ici du goûtque de l’odeur des parfums. En effet, on doit regarder comme lameilleure terre celle qui a un goût aromatique. Que si l’on veutsavoir quelle odeur doit avoir la terre, je dirai que c’est celle quisouvent se fait sentir un peu avant le coucher du soleil (18), de

(13) Ainsi que s’exprime ce Poète ,ib id.

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Novale autem nigrescebat à tergo : aratro autem simileerat,

Aureum quamvis cíTet : hoc autem ingens miraculumerat.

( 1 4) J e lis, avec tous les manu-faits , fieret ex auro , & non pas fientin auro avec les Editeurs.

(15) Peut-être par l’appât des versde terre que le sillon leur découvre.Ces vers ne se trouvent guere que dansles bonnes terres.

(16) Voyez S. Luc , chap. 12 , ver-set 243 Macrobe, livre 7, chap. 5.Consultez auflì la note précédente.

(17) C’est une question que nousavons déja traitée au troisième chapi-tre du livre 13.

(18) Autre question déja traitée aulivre ir , chap. 2q.

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