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Tome sixieme.
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§6 NATURALIS HISTORIE L I B. XVII.

faciendum , ac Februario mense tantum : ciim id pleraquesata aliis postulent mentibus. Quocumque tempore facerelibeat, curandum ut ab occasu xquinqdfiali stante ventofiat, lunâque decrescente ac sicca. Mirum in modum au-getur ubertas esteòhisque ejus observatione tali.

travail selon le préjugé des Anciens,étoit un travail de soif ; car ils se figu-roient que la lumière qui nous vientde la lune étoir le produit des humeursquelle attiroità elle ; & que quand lalune se rapprochent trop du soleil, ce-lui-ci la mettoit à sec , consumanttoute 1 humidité de cette planète par laforce de ses rayons, humorem quem so-lis radii absumant , a dit Pline, ibid.C’étoit donc dans la partie aqueuie ouhumide de la lune , c’est-à-dire dansles humeurs pompées par elle , que ré-sident , selon les Anciens , la qualitélucide de cet astre nocturne j tellementque les taches de la lune étoiént dues,selon eux , aux souillures , ou partiesimpures & hétérogènes, quelle étoitceníée attirer pêle-mêle à elle avecles humeurs sublunaires ou terrestres :Sidera vero haud dubiè humore terrenopasci... maculas enim lunet non aliudesse j quàm terra, raptas cum humore sor-des, Pline, ibid. 1 . 2, c. <7. On commen-çoit donc à dire de la lune qu’elle avoirsoif, fidente lunâ> dès qu o n la voyoitdans son déclin , parcequ’alors on laregardent comme un vailseau où laprovision d’eau commence à diminuerd’une maniéré sensible; & l’on diíoitd’nlle qu’elle étoit à sec ,ficcâ lunâíu Jqi-.e , dans l’interlune , fa lumière,

à notre égard, étoit diminuée au pointde ne nous être plus leníible. On ap-pelloit autli cet état d’inanition le si-lence de la lune ,filente lunâ: & com-me dans cette époque la lune paíîoitpour n’avoir plus de vertu pompanteou attractive, on se ligaroit que c'ctcitle tc-ms le plus favorable pour étendredu fumier iur un champ ; on s’imaei-

1 ■. « r . 0 .

noit, dis-je, tromper par ce moyenl’avidité , la soif insatiable de la lune.Caton dit donc qu’il faut employer I011fumier dans l’époque de l’interlune »filente lunâ. Pline , plus accommo-dant que Caton, insinue ici, & arti-culera clairement plus loin , qu’011peut employer le fumier, tk. l’étendrefur une terre , non seulement dans l’é-poque de l’interlune ,ficcâ lunâ } maisencore dans le tetns du déclin , decres-cente lunâ, tems qui précede immédia-tement l’interlune : tellement que,selon Pline, tout !e tems que la lune esten ér.Tt de íoisfitiente lunâ (ce qui com-prend à la fois chez lui le déclin & l’in-terlune ), tout ce tems , dis-je, selonPline, est propre à l’emploi & au char-roi du fumier ; au lieu que Caton n’ad-met uniquement que l’époque de l’in-terlune pour cette opération. Pline,au reste, n’est pas le seul Auteur quisç foi t servi de la métaphore ficcá luttas

t:, ii*. .

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