HISTOIRE NATURELLE, L I V. XVII. IOZ
figuiers & les pommiers. Selon Virgile (3), il faut taire une légereincision dans le bourgeon même, & y insérer le bourgeon d’unarbre étranger ; toutes méthodes, comme je le disois, où les hommesont pris la Nature pour modele.
„ coule pour la greffe, encre bois Sc„ écorce.
„ 4 0 . Au mois de Mai, on peut,, choisir deux branches, Tune de sau-,, vageon, l’autre de bonne nature,-, qui toutes deux, par la mesure qu’on-, en prend , se trouvent exactement-, de la même grosseur. On les laisse-, chacune sursa tige : on les raccour--, cit toutes deux 3 puis, en faisant-, une incision circulaire autour de la,, bonne branche, on en tire promp--, cernent un petit noyau d’écorce qui-, est suffisamment long quand il con--, tient deux bons yeux. On dépouille„ la branche du sauvageon de son-> écorce, tandis que le bois est encore,, humide, on y fait avancer fur le--, champ ce tuyau qu’on a tiré du bon-, arbre. La branche du sauvageon s’en-, trouve revêtue comme de fa propre-, écorce : on peut en couvrir l’extré-„ mité avec de la glaise , ou tailler„ dans le bout de la branche qui dé-» borde quelques petits copeaux ,-, qu’on rabat circulairement comme-, un bourrelet fur le bord de l’écorce.-, C’est ce qu’on appelle greffier en-, flûte, parceque cette opération ref-,, semble à ce que font les enfants-, lorsqu’au tems de la seve ils déta-
-, chent l’écorce d’une branche pour-, en faire une flûte. On fait usage de» cette méthode sur-tout pour les-- châtaigniers Sc pour les figuiers.
-, 5°.- La cinquième maniéré de-, greffier est d’un usage beaucoup plus-- étendu pour les fruits à noyau, Sc,, pour regarnir les longues branches-, des poiriers Sc des pommiers oû il-, se trouve des vuides. On détache» d’un bon arbre un petit morceau-, d’écorce triangulaire, Sc un peu plus,, long que large, au milieu duquel-- se trouve un commencement de-- branche avec les ébauches d’un ou-, deux boutons à fruits. Ên levant ce5, bout d’écorce on gliíîè en dessous la-, lame du couteau à grester, pourcou--- per, s’il le faut, le petit nœud j &„ même un peu de bois avec le nœud j-, non que le bois puisse être d’aucune-, utilité pour la reprise de la greffe ,,, mais pour ne point manquer le-, nœud. On s’assure en y regardant-- s’il tient à l’écorce, parcequ’autre-,, ment il ne s’y trouveroit point de„ germe. Ce petit nœud est tout l’ar--, bre futur.
-, On prend le triangle d’écorce , en-, le tenant à la bouche par l’extrémité-, de la petite branche, de crainte que
(3) Dans ses Géorgiques , liv. z,v. 73 :
Nam quà fe medio tradunt de corticc gemma?,Et tenues rumpunt tunicas , angustus in ipsoFit nodo sinus : huc aliena ex arbore germenIncludunt, udoquedocent inolescere Ubn>.
Nec modus inferere 5 atque oculos imponere simplex.