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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVII. 2. Z I

terre maigre & légere j, il suffit de les écorcer quelque peu, mêmed’un seul côcé , pour les faire périr. II n’est (85 ) pas moins nuisibled’écêter les cyprès, les pelles & Içs cedres ; car , soit qu on leurcoupe la cime , ou qu’on la bride , ils meurent également. Lesbêtes qui broutent font auffi (86) du tort aux arbres. Varron ditque les chevres causent la stérilité aux oliviers, même en ne fai-sant que les lécher, comme nous l’avons déja rapporté ailleurs (87).II y a même des arbres qui en meurent (88) : quelques-uns enfont quittes pour être détériorés j témoin l’amandier doux (89),dont les fruits, par cette cause, deviennent amers. D’autres endeviennent meilleurs, comme fait (90) une forte de poirier ap-pellé Phocidien , qui croît dans l’iste de Chio. Nous avons ditplus haut quels font les arbres (91 ) qui se trouvent mieux d’êtreébranchés. La plupart (9 z) meurent dès que leur tronc est fendu (9 3 ) ;ce qui n’arrive pourtant pas à la vigne , ni au pommier , ni aufiguier, ni au grenadier. Quelques-uns meurent pour peu qu’ilssoient entamés : au contraire , le figuier , & tous les arbres quiportent résine, peuvent l’être fans danger (94). II n’est pas éton-nant que les arbres meurent quand leurs racines ont été ébran-chées : néanmoins la plupart ne meurent que (95) de l’amputa-tion des plus grosses, ou de celles qui renferment le principevital.

11 y a des arbres qui fe font réciproquement mourir (96), soitpar la qualité de leur ombre, soit parcequ’ils font trop épais (97),& qu ils se dérobent mutuellement la nourriture. Le lierre (98)tue les autres arbres en les embrassant. Le gui leur fait aussi dutort (99). La plante que les Grecs appellent halime (100), tue le

(98) Voyez ce quia été dit, liv. 16,chap. 34.

(99) Théophraste, ibid.

f 100) je lis au texte , avec le PereHardouin , & d’après Théophraste :Et cytisus necatur eo quod halimonGr&ct vocant. Les manuscrits , lesquels

font ici en faute , portent, la plupart ,Et cytisus neca ur eo , leçon dans la-quelle on peut voirquune feule lettreeffacée avoir jetté une grande obscu-rité. T héophraste , de Caufis , liv. 5 ,chap. zi , p. 347 , parle de Phalimoncomme d’une plante ou d’un arbris-