HISTOIRE NATURELLE, L I V- XVII. Z$$
cime des arbres avec du fiel de lézard verd. Mais pour écarterparticulièrement les chenilles, ils veulent qu’une femme , danslepoque menstruelle, faste le tour (15?) de chaque arbre, ayant lespieds nuds & la robe détroussée. De plus, pour empêcher lesbêtes venimeuses de toucher aux arbres , on recommande dedélayer de la fiente de bœuf dans de l’eau, & de les arroser avecce mélange quand il pleut, afin que la pluie les lave ensuite^car il n’y a rien dont l’industrie des hommes ne s’avife : jusqueslà même que selon f opinion la plus en vogue, on peut détournerla grêle en prononçant certaines paroles magiques. Je n’oserois pasles rapporter ici sérieusement, quoique Caton nous ait transmiscelles (10) dont on fe sert pour remettre les membres disloqués,,en même tems que l’on tient appliqué fur ceux-ci un roseaufendu. Le même Auteur permet (11) de couper les arbres & lesbois sacrés, pourvu qu auparavant on offre un sacrifice : & ilenseigne dans le même livre la maniéré de faire cette expiationpréparatoire, & la formule ( 2 , z) de priere qu’il y fauc joindre.
Luçum conlucare ( & norf pas conculare,comme on lit chez le Pere Hardouin )Romano more fle oportet. Porco piacu-lumfacito. Sicv erba concipito :SiDeus xJl Dea es j cojus illud sacrum efl 3 uti tibijus fiet porco piaculum facere ilUufice sa-cri coercendi ergo , &c. 11 faut se sou-
venir que c’étoit un sacrilege de taillerou abattre les bois sacrés :
Ille etiam cercalc nemus violaile securiDicitur , & lucos ferro vioiasle vetustos.
Ovid. Metam. L 8.
{tx) Si Deus JiDea es , &c. Voyezla note précédente.