330 NATURALIS HISTORIAI LIB. XVIII.
Meliorem etiam polentam fieri tradunt, si non excoctamaturitate tollatur.
Non omnia frumenti genera ubique nasci , & de reliquis in
Oriente generibus*
Caput Frumenti genera non eadem ubique : nec ubi eadem8. sunt, iisdem nominibus. Vulgatissima far, quod adoreumveteres appellavere, siligo, triticum'. Haec plurimis terris
(98) Confirmé par Galien , liv. 1,de alim. facult. chap. n , p. >17,tome 6.
(1) Virgile lui-même a employécette appellation , Enéide 3 liv. 7 ,v. 109 :
Instituuntque dapes Sc adorea liba per herbas.
Consultons Festus : Ador, farris ge-nus j edor quondam appellatum abedendo : vel quod aduratur , ut jiattojlum ; unde in sacrificio mola salsaefficitur. Sans s'arrêter à ces deux éty-mologies , dont l’une détruit l’autre »on entrevoit que l’épithete adoreumdonnée à la forte d q sar en question ,étoit honorifique, puisque la Victoireelle-même s'appelloit Adorea : ce quifait dire à Claudien :
Hac omaes vereranr revocavit adorea laurus.
Sur quoi il faut serappeller ce que j’aifait observer , chap. 2 , que certainspeuples appelloient la Victoire Seg 3& que seges en Latin lignifie moision.Voici quelques remarques dues àM. Desplaces fur le far 3 le fligo 3 letriticum j ï'arinca 3 le \ea 3 l 'olyra 3 8 cle tiphê : » Selon Pline , il y avoir
trois especes de froment en Italie ìle far j le fligo 8 c le triticum . On acru que le far étoit le froment rou-ge , c’est-à dire celui dont l’écorceest plus dorée que celle des autresfroments, & dont l’épi étoit barbu.Quant à cette barbe ou arête desépis, elle ne peut constater sûre-ment aucune espece de froment.Inexpérience a fait connoître qu’unfroment barbu, semé dans un au-tre terroir que celui où il a crû, de-vient non barbu. II est pasté enusage de traduire le terme de fligopar bled blanc , 8 c celui de triticumpar froment commun. On ne voitd’autre fondement de ces dénomi-nations Françoises, que la volontéde quelques Botanistes , auxquelsd’ailleurs il a été impossible de s'af-surer que ces especes de bleds Fran-çois , 11 elles font effectivement dif-férentes , soient les mêmes que cel-les des Romains. Les plantes defroment se ressemblent parfaite-ment ; 8 c il n’en est peut-être qued’une seule esoece, laquelle variesuivant les différentes terres qui laproduisent. II n’y a qu'une espece