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Tome sixieme.
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448
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448 NATURALIS HISTORIEE LlB.XVIII.

& sicca, & laeta, quatuor. Macies enim soli, nisi rarumculmum habeat, spicam minutam facit &: inanem. Pinguiaarva ex uno semine fruticem numerosum fundunt, den-samque segetem è raro semine emittunt. Ergo inter qua-tuor &; sex modios pro natura soli, alii quinque non minusferi, pluresve praecipiunt : item in consito , aut clivoso , utin macro. Huc pertinet oraculum illud magnopere custo-diendum : Segetem ne defruges. Adjecit iis Accius in Pra-

(18) Confirmé par Columelle dansle pallage cité note précédente.

(19] Columelle , liv. x, chap. 9 :Et è contrario macer locus tantumdemfeminis poscit : namnifi rare conseritur,V-anam & minutam spicam facit. At ubicx uno semine pluribus culmisfruticavit }etiam ex rara segete densam facit.

(10) C’est à quoi se rapporte l’axio-tne de Columelle : Conjlat segetem ni-mia defrugatione exinaniri. On lit aulîichez Caton , de re rujl. liv. 5 : Segetemne defruget nam id infelix est ; auquelendroit on veut que d’anciens manu-scrits portent defrudet. Mais tous lesmanuscrits de Pline , soutenus del’exemple de Columelle , portent de-fruges. Les Espagnols disent pareille-ment defrutar, pouffer ,à la produc-tion jusqu’à l’épuisement.

{21I Cet Auteur, dont nous avonstraité dans nos notes alphabétiques surle prétendu premier livre de Pline,tome 1 de cette édition,-floriffoit dansla cent soixantième olympiade, verslan de .Rome 61 ; ; ce qu’il imported’observerici, vu la pofition cosmiquequ’il prête à la Lune, conrradiétoire-ment avec celle que lui prête Zoroas-tre , selon Pline, en pareille occasion.Or Zoroastre vivoit cinq cents ans

avant la guerre de Troye, selon Sui-das , p. 1135. On doit porter la mêmeattention fur la position où Zoroastreplace le Soleil au tems de la moisson ;car la préceffton des équinoxes a siugu-liérementinterverci, depuis un si grandnombre de siécles, le rapport des dé-nominations données aux signes duzodiaque dans les premiers âges j lesmêmes dénominations. à parler vrai,ne convenant plus aujourd’hui auxmêmes constellations. Par exemple, leSoleil n'est plus à notre égard dans leBelier, comme il v éroit au tems desArgonautes; cet astre n’est plus, dis-je, à notre égard, dans cette constella-tion à l’équinoxe du printems, quoiqu’en disent les Almanachs ; il est dansle Taureau, Sc avec le tems il fera dansle Verseau, chaque point du zodiaquereculant tous les ans de cinquante se-condes de degré. Ainsi notre printemscommence quand le Soleil s’est levéavec le Taureau , notre été avec leLion, notre automne avec le Scor-pion , notre hiver avec le Verseau. Dutems des Argonautes , l’AstronomeChiron fixa, dit-on , le commence-ment du printems ( c’est-à-dire le pointoù l’écliptique de la terre coupoit Té—quateur ) aai cinquième degré du Be-

aécouvçrt;