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Tome sixieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XVIII.

épaisses, c’est signe d’un violent orage. Si la lune ne se montre pointquelle n ait quatre jours, & si alors le vent Favonien (ou d’ouest) souf-fle , il y aura du mauvais tems toute cette lunaison. Si la lune, ayantseize jours, paroît plus enflammée que de coutume ; on doit s’at-tendre à de fâcheux orages. II y a dans chaque lunaison huit stationsde la lune, autrement huit jours particuliers, où la lune se rencon-tre en certain aspect (15) avec le soleil. Ces jours font le troisième,le septième, l’onzieme, le quinzième, le dix-neuvieme, le vingt-troisieme, le vingt-septieme, 5c celui où elle est en conjonctionavec le soleil. La plupart des Observateurs n’ont aucun égard auxprésages tirés de la lune dans ces huit époques ; mais seulementdans les autres jours (1 6 ).

Viennent, en troisième lieu, les présages tirés du ciel cons-tellé. On voit quelquefois des étoiles (17) courir d’un endroit àl’autre ; c’est signe qu’aufli-tôt après il s’élevera des vents de cecôté-là. Lorsque le ciel est brillant 5c serein également par-tout,dans les divers tems dont nous avons parlé ci-dessus (18), c’estsigne que l’automne sera beau 5c froid. Si (19) le printems 5cY été sont un peu pluvieux, l’automne sera beau 5c fans vent ; maisil y aura quelques brouillards. Un bel automne amene un hiverventeux. Quand les étoiles perdent tout-à-coup leur éclat, fansqu’il y ait de nuages ou de brouillards, c’est signe de pluie ou degrands orages. Lorsqu’on voit voler (10) les étoiles, 5c former

feu dans l’athmosphere , comme nousl’avons déja remarqué au liv. 2, ch. 7&chap. ;6. Voyez auílì la nore 20.

(18) Pline a dit, chap. 15 du livreactuel : Rursus hi cardines fingulis tem-porum articulis dividuntur , per mediaomnes dierum spatia. Quoniam intersoljlitium & equinoclium autumni , Fi-dicula occasus autumnum inchoat , &c.

(1 9) Voyez Theophraste , au livredes signes du tems.

(20) Virgile & Séneque on r trop lé-

gèrement admis ce préjugé des étoilestombantes. Séneque, sur-tout, a eule plus de tort, puisqu’il paroît placerle siégé de ces prétendues étoiles entrenous & la lune j connoissance qui ledispensoit d’en faire des étoiles. Voicile passage de Virgile, Ge'org. liv. 1,

V-Z6; :

Sépè etiam stellas vento impendente videbisPrécipites coelo labi, noctisque pet umbrasFlammarum longos à tergo albescere tractus.

Passons à celui de Séneque > Quasi.