41 NATURALIS HISTORIE LIB. XIX.
lanuginoso. Semen ei nullum, radix magna, quae condi-tur ad quem dictum est usum.
De hortorum cura : & digeflio terree nascentium praeter
fruges & frutices.
Catut
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Ab his superest reverti ad hortorum curam, & suaptenatura memorandam, & quoniam antiquitas nihil priusmirata est, quam Hesperidum hortos, ac regum Adonis 8cAlcinoi : itemque pensiles , sive illos Semiramis, sive Assy-riae rex Cyrus fecit, de quorum opere alio volumine dice-mus. Romani quidem reges ipsi coluere. Quippe etiamSuperbus Tarquinius nuncium illum saevum atque sangui-narium filio remisit ex horto. In xii Tabulis legum nof-
(47) C’est-à-dire pour nettoyer leslaines.
( 1 ) Nous en avons traité, 1 .5 , c. 5.
(2) Ou plus correctement Adôn ;car dans le texte, Adonis est ici le gé-nitif d’Adôn 3 Adonis y que les Grecsnommoient Adôn } Adônos , les Orien-taux Adôn à tous les cas. Ad-ôn signi-fie Pater Sol 3 étant composé des deuxmots Orientaux ad ou at y pere , & ônSoleil, d’où l’ancienne Matarée d’E-gypte étoit appellée On. par les Egyp-tiens , les Hébreux & les Chaldéens;Bethfemes par les Arabes, Heliopolispar les Grecs ; Solis Oppidum par lesLatins, toutes dénominations qui dési-gnoient une ville consacrée au Soleil.Les Orientaux , en terminant en is lenom masculin Ad-ôn , en faisoient vo-lontiers la Lune, comme les Grecs Scles Latins appelloient la Lune Phcehé 3en féminisant le nom masculin P Im-
bus y ou Phoibos y l’un des noms daSoleil. Ainsi les femmes qui pleurentAdonis chez Ezéchiel, font des fem-mes qui, par une superstition puérile,pleuroient la Lune dans cet état d’i-nanition Se de disparition, que nousnommons Finterlune , ou la conjonc-tion : du moins est-ce Fopinion du PereHardouin. Quelques-uns cherchentces jardins d’Adonis dans Fille deChypre, trompés fans doute par la res-semblance des noms, & prenant lesjardins d’Adonis , c’est-à-dire , com-me je crois, les jardins consacrés aitSoleil ou à la Lune, pour les jardinsde ce fabuleux Adonis, fils de Ciny-ras , Roi de Chypre, que j’ai fait voir,liv. 7, chap. 5 6 , n’ctre qu’un êtreidéal, un personnage symbolique, re-présentant Vulcain, ou le Dieu dufeu chez les anciens Cypriots.
(3) Sur les jardins d’Alcinoiis, con-