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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. XIX. JI

dit au peuple. L’eau même est; tombée en partage exclusif dansplusieurs endroits ; & le pouvoir de l’argent met de la distinctiondans un élément que la Nature a rendu commun à tous leshommes. Les uns se font une boisson de la neige (2,1); les autresde la glace, & font servir aux délices de la bouche le fardeauimposé aux montagnes. On fait provision de froid pour le temsdes chaleurs; & l’on trouve moyen d’avoir de la glace (u) aufort de l’été. II y en a qui, après avoir fait bouillir l’eau, la mettentgeler. En un mot, jamais l’homme n’aime les choses telles qu’ilplaît à la Natur te de les donner. Mais faut-il qu’il y ait jusquades herbes, qui ne naissent que pour les riches. Qu’on ne craigneplus toutefois que le peuple, indigné de la misere , se retire sur lemont Sacré (13), ou sur le mont Aventin (14) : car si l’on com-pare ensemble les riches & les pauvres, on verra qu’ils se retrou-veront bien-tôt (2.5) égaux, malgré la distinction que la richessemet actuellement entre eux. Aussi jamais impôt ne rapporta autantà l’Etat que celui du marché aux herbes ; & le peuple ne cessa des’en plaindre à tous les Empereurs, jusqua ce qu’on eût exemptéde redevance cette sorte de denrée. On reconnut, par expé-rience, que cette exemption étoit le moyen le plus fécond, leplus sûr, le moins sujet aux non-valeurs, pour mettre les pauvresen état de payer leur capitation. En effet, le jardin du pauvre estfa caution envers l’Etat : c’est un revenu à l’air, dont la connois-sance ne peut se dérober : c’est une surface qui s’accommode detoute position, qui se prête à toute température.

Caton fait un grand cas des choux des jardins (2.6) : aussi étoit-ceprincipalemet par l’état de cette production que l’on jugeoit ancien-nement d’un laboureur. Et comme l’inspection du jardin regar-doit les femmes, quand on en voyoit un mal soigné , on con-cluoit aussi-tôt que la maîtresse de la maison étoit une mauvaise

Î ieuple, voyez le même Tite Live, & non pas mors 3 ni mos t avec quel-,iv ; , p. 59. ques Critiques.

(25) Je lis au texte mox avec l’élite (r6) Voyez Caton, de re ruji. cna-jdes manuscrits <Sí le Pere HardoAu j pitre rz6, & 13 7.

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