HISTOIRE NATURELLE, L I V. XX. 379;
dans du miel, est singulière pour la toux seche, comme aufíì pourla gangrené & pour les excroissances qui viennent à la racine des»ongles (35). Le suc de marrube ( 3 6), étant mêlé avec du miel, estbon pour les maladies des oreilles. Le du nez, pour la jaunisse, Lepour diminuer la bile. C’est encore un des meilleurs contré-poi-sons (37). L’herbe même, étant prise avec de l’iris & du miel (38),,fait rejetter par le crachement, les matières nuisibles qui se trou-vent dans l’estomac & la poitrine. En outre, elle a la propriétéde provoquer surine 3 mais il faut s’en abstenir s’il y a quelqueulcere à la vessie (39), ou si les reins font en mauvais état. Lesuc de cette même herbe éclaircit, dit-on, la vue (40).. Castordistingue deux sortes de marrube (41) : l’un,. qui est noir (4r),,& l’autre qui est blanc (43). H fait plus de. cas de ce dernier. IIordonne de remplir une coque d’œuf de suc de marrube (44)ôc de mêler ce suc avec l’ceuf quon aura tiré de cette coque, Le qu ilfaut faire un peu chauffer avec égale quantité de miel. Castor assure,que ce remede fait aboutir , mondifie & guérit entièrement lesvomiques ou abcès internes. II dit aussi que le marrube , pilé &Cappliqué avec du vieil oing, guérit les morsures des chiens (47}.
Le serpolet a été ainsi nommé (46), à ce que son croit, par-eequ’il rampe à terre. Mais cela n est propre qu’au serpolet sau-vage ( 47 ), principalement quand il naît sur les, rochers. Le
(43) Voyez la figure du marrubeblanc, chez Matthiole, fur le troi-sième livre de Dioscoride , p. 8r8.Cette figure & la précédente ont étévérifiées au Jardin du Roi par le PereHardouin,
(44) Marcellus Empiricus , ch. 17,p. 115 Ovum incoctum in calicem de-funditur 3 & te P a e ) us fuero marrubiiimpletur , <& in ipsum calicem defundi-tur 3 & mellis optimi despumati tantum-dem: omnia h&c in fe permiscentur , actepes acia hauriuntur : 'mira modo, vomi-
cas rumpunt y & ad sanitatem laboran-tem stomachum perducunt.
(45) Plinius Valerianus livrechap. 51.
(46) En Latin/c rpy Ilum 3 à serpendo#comme en Grec Ïpïruhhov, ìtto-tu íp 7 ruv£.selon Dioscoride, liv. 3 > chap. 4 6.
(47) C’eíl le serpyllum vulgare re-pens. Clusius , liv. 3 , tìijl. rar. plant*.p. 3 5 9, en a donné une figure , vérû-fiée au Jardin du Roi par lePere Bau-douin..