HISTOIRE NATURELLE, L I V. XX. 3 6 t
serpolet des jardins ne rampe point. II s’éleve même à la hauteurd’un palme (48). Celui qui croît de lui-même est plus gras ,& a les feuilles plus blanches. II a une vertu singulière contreles morsures des serpents, &: fur-tout de celui qui est appellekenkhris (49), ainsi que contre les piquures des scorpions & desscolopendres terrestres òc marines, si l'on fait bouillir ses branchçs& ses feuilles dans du vin : & même il chaise, par son parfum, tou-tes ces bêtes venimeuses ( y o) ; mais fur-tout il est excellent contreles poissons de mer venimeux (yi). Bouilli dans du vinaigre, onl’applique fur les tempes & le front ; avec de l’huile rosat, pourles douleurs de tête (yz); comme aussi pour la frénésie & la lé-thargie (y 3). On le donne, à la dose de quatre dragmes, contreles tranchées ( y 4), la difficulté d’uriner , lefquinancie & le vo-missement. 11 se prend en breuvage dans de l’eau, pour les ma-ladies du foie (yy). On donne ses feuilles, à la dose de deuxscrupules dans du vinaigre (y6) pour les embarras de la rate.Pilé & pris dans un demi-verre d’oxymel , il est bon pour lecrachement de sang (y7).
Le íisymbrion sauvage (y 8), que quelques-uns appellent thym-hrnon , n’a pas plus d’un pied de haut ; & le íisymbrion aquati-que (y s>) ressemble au cresson-alénois (6b). L un & l’autre ontbeaucoup de vertu contre les piquures des frelons (61), & d’autresbêtes semblables. Le íisymbrion terrestre ou sauvage a la feuille
liv. 19, chap. 8 , sur la fî n . Dioscori-e, p. 155 , observe que quelquesAuteurs l'ont qualifié de serpolet sau-vage. De ce nombre est Theophraste ,qui Pappell etymbrodêj &qui le défi-nit îpmXÁov dyptov 3 serpyllum sylvestre.Le Pere Hardouin décide que c’est lesisymbrium hortense de Matthiole surle second livre de Dioícoride, p. q8 5.
(59) C'est la seconde sorte de si-symbrion doit t parle Dioícoride, li-vre 1, chap. 156, & qne le Pere Har-Tome r IL
douin décide n’être autre que la men-the sauvage. Voyez sa figure chez Do-donée, p. 97, sous le nom de fisym-brium aquaticum , qui répond au fisym.briumsylvestre de Matthiole fur le se-cond livre de Dioscoride , p. q8 6.
(60) Il lui ressemble par le ooíitselon Dioscoride , liv. 2. , chap. 1 c /C’est pourquoi, dit-il, quelques-unslui donnent le nom de kardaminê.
(61) Dioscoride ne dit cela que dumymbrion terrestre.
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