H I STO I R E N A TU R E L L E , Liy. X X. 373
tous les cas, que le fenouil des jardins, & principalement pourfaire sortir la gravelle (2.8). Etant pris avec du vin foible, il estbon à la vessie (29) , & pour remédier à la suppression du fluxmenstruel des femmes. La graine a plus de vertu que la racine.On prend une pincée de la poudre de Tune ou de f autre dans laboisson ordinaire. Petrikhus (30), qui a écrit fur les serpents, &:Micton (31), qui a écrit fur les racines, disent qu’il n’y a rien,de plus souverain contre les serpents , que le fenouil sauvage.Nicandre en parle aussi (32), comme d’un très bon remede dansle même cas.
Le chanvre primitif est originaire des forêts (33), où il a lesfeuilles plus noires Lc plus rudes (34). On dit que la graine de cetteplante détruit la liqueur fpermatique (33). Son suc, distillé dans lesoreilles (36), en fait sortir les petits vers qui s’y forment ( 37), & toutautre infecte qui y feroit entré, mais non fans causer des maux detête. On prétend que le chanvre a une fl grande vertu pour coagulerseau (38), qu il suffit de l’y laisser infuser, pour y produire cet effet rc est pourquoi on le fait prendre, avec succès, dans de l’eau aux bêtesde charge qui ont le flux de ventre. La racine de chanvre (38*) ,étant bouillie dans de l’eau, ramollit les articulations retirées rde plus , elle est bonne contre la goutte Lc autres maladies ferm
« Myjlionis Smyrmi Gyn&cla ; le’> Pere Hardouin corrige dans ce ritre« Mïclonis. Le Clerc ( Hijl. Med.» p. 495 ) a soupçonné , avec plus de» vraisemblance , que Myjìion pour-
ton etre Moskhion , dont nous» avons un Ouvrage en Grec fur lesj» maladies des femmes, & dont Pline» a fait mention , liv. 19 , chap. 5. ».
(3 2) Nicandre , ìn Theriac. en par-lant des divenes recettes contre lesserpents :
Et magnas grandis radices hippomarathrï.
(3 3) Dioscoride, liv. 3, ch. 166.
• (34) Dioscoride, ibid.
(35) Dioscoride, 1 .3, c. 1 6 5, dit celade la graine du chanvre cultivé , ainsique Galien, liv. 7, de Fac. Sirnp, Med.p. 184.
(36) Le suc de la graine récente,selon Dioscoride & Galien, ibid. , eítemployé par plusieurs pour soulagerles douleurs d’oreilles.
(3 7) Plinius Valerianus , livre 1chap. j o ; Marcellus Empiricus , cha-pitre 76 Sc 80.
(38) Ce fait ne patch nullementavoue des Modernes.
(38*) Dioscoride, liv. 3, ch. 1 66*