Band 
Tome septieme.
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4)6 NATURALIS HISTORIA L I B. XXI.

admodum sunt : & sole tamen nimio luduntur. Sed ubiconvaluere, rutae vice fruticant. Abrotono iimile odorekucanchemum eis, flore albo foliosum.

De amaraco vel sampsucho , & niclegreto SC meliloto , SCviola alha y SC cyclamino 3 & de Jylvejlribus bulbis 3 SCheliochryso , & lychni 3 SC de herbis citra mare .

Caput Amaracum Diodes medicus & Sicula gens appelLi-11* vere, quod dEgyptus & Syria sampsuchum. Seritur utra*que genere, & semine &. ramo, vivacius supradictis, < 3 iodore melius. Copiosum amaraco aeque, quam abrotono,femen. Sed abrotono radix, una & alte descendens : caeceris

& noni fic & aionium , comme on li-foit précédemment. An reste a donium n’est point ici le nom d’une es-pece particulière de fleurs j mais unnom désigtiatif, général ,, qui com-prend tous les arbrisseaux & toutes lesíleurs que l’on éleve dans- des eaifles& dans des vases : tellement que cetteexpression de Pline ,. ficut adoniutn ,c’est-à-dire comme un adoniutn , oucomme une fleur du régime des Ado-niennes , répond littéralement à l’ex-preffion de Theophraste : ennrsp cì Àíú-nSoí mmt , ficut Adonii horti . Bienentendu qu’il ne fautqu’une virgule,& non un point, avant ficut. Cettelégeíre mutation d o fie & en ficut , con-cine merveilleusement nos deux Au-teurs , & nous dispense au surplus deconfondre,, avec nombre de Criti-ques, ì'adonium de Pline avec l’ané-mone , ou fleur en laquelle la Fableíuppoíe qu’Adonis fut changé. Encore

une fois, adoniutn , chez Pline, est:une expreffion collective qui désigneindifféremment toutes les fleurs decaisses & de vases, appellées mystique-ment par les Grec» jardins- d 1 Adonis..Voilà le mot deTénigme ; voilà Plinejustifié par les propres paroles de Théo-phraste , qu’on avoit jpsqu’ici cherchéà lui opposer. Vainement le P. Har-douin prétend il éluder la difficulté ,en faisant de Y adoniutn une espece par-ticulière d’aurone, qu’on n’éleveroitqu’en caisse à. la maniéré des plantesAdoniennes : une telle explication neconcilie nullement les deux textes-,puisque Théophraste ne parle que del’aurone en général , & non d’une es-pece particulière d’aurone.

(36) Théophraste, ibid.

(37) Le Pere Hardouin decide ,sans en apporter aucune raison, quece leucanthemon n’est point la mêmefleur que la camomille , dont Pline