HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXI. -^. 9 1
des scorpions. Prise en boisson (2.3), elle dissipe les obstructionsde la matrice ; mais elle cause la chute de la matrice même, íìon en prend une trop grande quantité. Elle fait couler les uri-nes (2.4), & sortir la gravelle : c’est pourquoi elle est très bonneLux hydropiques (2.5). On l’applique en Uniment avec du vin oudu vinaigre fur les ulceres rongeants (2.6) , & principalementfur ceux de la région de l’estomac.
La racine de jonc (zj ), bouillie dans trois hémines ou demi-septiers d’eau jusqu à la diminution du tiers, guérit la toux. Lagraine rôtie & prise dans de seau, arrête le cours de ventre,les réglés immodérées des femmes. Le jonc appellé holoskho&noscause des douleurs de tête ; mais on se trouve bien de mâcher sesfeuilles les plus proche de la racine (2.8), quand on a été mordupar une araignée venimeuse. Les Auteurs parlent d’une autre fortede jonc qu ils appellent euripicc (2.9). Ils disent (30) que sa graineprocure le sommeil ; mais qu il faut en user modérément, de peurde tomber dans un assoupissement léthargique.
Je veux parler aussi des propriétés médicinales du jonc odorant.II en croît dans la Celésyrie, comme nous avons déja remarquéailleurs (31). Mais le meilleur est celui du pays des Nabatéens,8c qu’on appelle teukhitês (3 z) ; ensuite c’est celui de Babylone.Celui d’Afrique est le plus mauvais; car il n’a point d’odeur. Le joncodorant est rond (3 3), & il a une certaine âpreté vineuse qui irritela langue (34). On connoît qu il est véritable (35), lorsqu’étantfrotté , il rend une odeur de rose , & que ses morceaux fontrouges. II dissipe les flatuoíités (36) ; c’est pourquoi il est bon àl’estomac , & à ceux qui crachent le sang &c des matières bi-lieuses. II appaise le hoquet, facilite fluctation, provoque les
teukhoSj un vase. Chez Dioscoride, li-vre I , chap. 16, le juncus teukhitìs ,a-yaìvoí tív%>tiç , cft celui qui venoit dela Babylonie, & non celui des Naba-téens.
(3 3) Celssis, liv. 3 , chap. 2 x : Jmá
rotundi femen 3 ayjìvcv ho c Grstcì vo-cant.
(34) Et mètmqui.brûle la langue,selon l’expression de Dioscoride, ibid.(;;) Dioscoride, /étal.
(36) Dioscoride, ibid.
Qqqij