HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXII. jjy
doient chacune suivant l’exploit qui savoir fait mériter. Ellesétoient données par des particuliers ; les Cliefs & les Générauxen récompensaient les soldats, & en saisissent distribuer quelque-fois dans le College des Prêtres (i).
De la rareté de Vemploi des couronnes graminées,
L b Sénat & le Peuple Romain, quand une pleine paix succé-doit à une guerre heureusement terminée, décernoient des cou-ronnes dans les triomphes. Mais la graminée (i) n’avoit jamaislieu que dans des occasions éclatantes, où une armée , réduitea la derniere extrémité , avoit été sauvée par la valeur de quel-que Capitaine j & c étoient toujours les troupes en corps qui ladécernoient à leur conservateur. Les Chefs donnoient les autresaux soldats ; mais c’étoient les soldats qui donnoient celle-ci àleur Chef. Elle s’appelloit d’un autre nom couronne obsidionale ,pour marquer l’importance du service qu’on avoit rendu à lapatrie , en tirant une armée de sextrême péril où elle se trou-voir au milieu des ennemis qui l’avoient investie. Et si la couronnecivique qui se donnoit à celui qui avoit sauvé un seul citoyen durang même. le plus abject, étoit si honorable , quelle idée degrandeur ne devoir pas être attachée à celle qui devenoit le prixdu salut de toute une armée? Cette couronne se faisoit avec desherbe de gazon verd, prise & cueillie dans la place même ouétoient assiégées les troupes qu on avoit dégagées. Car , chez lesAnciens, le signe le plus certain de la victoire, étoit lorsque levaincu présentoir de sherbe au vainqueur (z); ce qui signinoicqu il lui cédoit la possession du terrein qui savoir nourri, & qssssse départoit même du droit d’y recevoir la sépulture. C’étoit une
tera singularis signum salutis esi , altera Plautus , significat , vicium me fateor ,diversorum civium servatorum. quod esi antique & pasioralis viu indi -
U) Festus ; Herbam do > cum ait dum; nam qui in prato , cursu autvM