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serpents amphibies, étant appliquée fur la partie offensée. Le Mé-decin Héraclides l’ordonne cuite dans un bouillon d’oie, commeun excellent remede contre l’aconit & le toxicum (4). Appollodoreprétend que pour ce dernier poison on doit la faire cuire dans unbouillon de grenouille C 5 ), & d’autres pour le même effet, disentqu’il suffit de la faire bouillir dans de seau. Cette plante est dure,& pouffe quantité de rejettons ; ses feuilles font piquantes ; fatige a des nœuds d’espace en espace, ôé elle est haute dune cou-dée, & quelquefois plus. II y en a de deux eípeces , l’une blan-che, &c l’autre noire : toutes deux ont la racine odorante. On encultive dans les jardins*, mais elles croissent naturellement dansdes lieux rudes & sauvages, Sç parmi les rochers (7). II y en a en-core une troisième (8), qui croît fur les rivages de la mer : c’estla plus dure & la plus noire de toutes ; Lé elle a des feuilles quiressemblent à celles de sache.
Des propriétés de Vherbe a cent têtes.
I’eringion blanc ( 1 ) est appellée par les Latins centumcapita , l’herbe à cent têtes. Toutes les efpeces d’eryngion ont lesmêmes propriétés. Les tiges Sc les racines font employées commealiments chez les Grecs, qui les mangent crues ou cuites, indif-féremment. On raconte de seryngion blanc des choses qui tien-nent du prodige. Sa racine, dit-on, a quelquefois la figure desparties naturelles de s homme ou de la femme. Si un hommetrouve la racine qui représente les parties de la virilité, c’est uneamulette qui lui gagne le cœur des femmes ; Ôc l’on prétend quece fut par un moyen semblable que Phaon (z) de Lesbos fut si épei-duement aimé de Sapho. Les Auteurs qui ont traité de la magie,
. Lé les Pythagoriciens, débitent les choses les plus incroyables tou.chant les vertus de cette racine (3). Quant à l’ufage que son peutfaire en médecine de cette plante, outre les propriétés que nousavons rapportées ci-deíïus, elle est trcs salutaire étant prise dansde seau miellée , pour dissiper les flatuosités & les douleurs deTome FII. Cccc