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HISTOIRE NATURELLE, LIY. XXII. J9J
plus grande vertu est dans le rems de la moisson. Quand 011 broieses feuilles, elles rendent une odeur de concombre. On la donneen breuvage a la quantité de trois cyathes pour les chûtes de ma-trice. Prise avec de l’hyssope (6), elle fait mourir les vers. Dansles douleurs de reins ou de foie, on la fait prendre avec du vin ;ou avec de l’eau miellée quand il y a fievre. Sa racine ( 7 ), ré-duite en Uniment, enleve les taches de rousseur de la peau, Scremédie aux gales malignes ; & l’on prétend que quand on laporte fur foi, c’est un préservatif sûr qui empêche d’être mordudes serpents. II y a encore une autre plante semblable à celle-ci (8),& à fleurs rouges, mais plus petite : elle a les me mes propriétésSc les mêmes usages. Mais on prétend de plus qu en la mâchantSc la crachant fur un serpent, on le fait mourir aussi-tôt (9).
L’anthemis est une plante dont Aíclépiade vante extrêmement lesvertus. Quelques-uns l’appellent leukanthemis , ou leukanthemon ,d’autres eranthemoti, parcequ’elle fleurit au printems : elle est nomméeencore melanthemon (9*) par quelques Auteurs, & khamœmelon pard’autres, parcequ’elle a une odeur de pomme. II y en a trois efpe-ces (10) qui ne different que par la fleur. Toutes ne passent pasun palme de haut. Elles pouffent de petites fleurs, comme la rue,qui font blanches , jaunes ou rouges. Cette herbe croît dans lesterroirs maigres, Sc fur les bords des chemins. On la cueille auprintems (n),'pour en faire des couronnes (12.),; & les Méde-cins. prennent alors ses feuilles pour les piler & les réduire eutrochifques, à quoi ils emploient aussi la fleur Sc la racine. Tou-tes les parties de la plante, mêlées Sc prises au poids d une drag-me, font un remede utile contre la morsure de toutes fortes deserpents. On l’ordonne aùflì en breuvage pour faire fortif ies en-fants qui font morts dans le sein de leur mere; pour provoquer
ièìd, On lit aussi chez Apulée, eh. 1 3. ; dans celles de santé, pour préserveríege eam mense JprUL du mal de tête, comme L’abserve „
(u) Non seulement dans les cou- d’après. Archigene , Gaìien , íiv.- £->pannes, domemeut , mais encore kcí,t,« -ria»? , chap; z , p. 58 j,.