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Tome septieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XXII, 605

priété de faire sortir le sang corrompu qui s’esb amaísé dans l’é-pine du dos & dans les lombes : pour cet effet, on en forme unUniment, dont on frotte le dos du malade ; &; on lui fait pren-dre en même tems un breuvage de celle que l'on a fait cuire dansun bouillon de poule, ou avec de la poirée & des lentilles. Sapelure est employée utilement pour ranimer le teint de ceux quifont pâles & défaits. Suivant les Auteurs de magie, le tricoccumguérit encore de la iievre tierce & de la flevre quarte, étant em-ployé de cette maniéré mystérieuse : il faut, dans la fxevre quarte,que le malade , fans arracher la plante, y faste quatre 1 nœuds, 8ctrois seulement dans la tierce, en promettant de les défaire dès qu’ilfera rétabli.

Uadianton (3 6) est austî une plante bien remarquable par ses-qualités stngulieres. II est verd en été & en hiver ; & il a uneefpece d’antipathie pour seau,, qui fait qu’il ne fe mouille point (3 7),.8c paroît toujours sec, quoiqu’on l’y plonge & qu’on l’en arrose :c’est ce qui l'a fait nommer adianton par les Grecs (38). Aureste, il est propre, comme plusieurs autres plantes, â être taillé8c façonné artistement dans les jardins. Quelques-uns (39) rap-pellent kalli-trikhos (40) ou polytrikhos (41), deux noms relatifsà ses propriétés ; car outre qu’il a la vertu d’empêcher les cheveux,de tomber , il sert encore à les noircir (41) : & pour cet effet onle fait: cuire, dans du vin avec de la graine d’ache, en y ajoutantune bonne quantité d’huilé, afin qu’il rende la chevelure épaisse& crépue. On en trouve de deux efpece s (43 j, du blanc 8c dunoir 3. le noir est le plus petit (44) le blanc au contraire est le:plus grand , Le celui que l’on appelle proprement polytrikhos , 8c.que quelques-uns nomment encore trikhoman'es ('47). L’un' & f au-tre ont leurs feuilles découpées comme la fougere, & attachées,à dê petíts rameaux d un noir brillant. Celles d’en bas font rudes;8c brunes 3 mais toutes font disposées vis-à-vis l’une de l’autre', en.

texte de Dioscoride , liv. 4, ch. 13.7. Cette même correction- avoir été faitseavant lui par Anguillara, paru. 14, p. a89..

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